Transport aérien : Air Côte d’Ivoire s’est doté d’un avion Bombardier Q400 flambant neuf

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La flotte d’Air Côte d’Ivoire s’est enrichie d’un septième aéronef: un Bombardier Q400 Next Gen, flambant neuf, de fabrication canadienne et destiné au transport de passagers, pour une capacité de 67 places. La cérémonie de livraison officielle du nouvel aéronef a eu lieu, vendredi 29 janvier 2016, à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, sous le patronage du ministre des transports, Gaoussou Touré, en présence entre autres, de son collègue du tourisme, Roger Kacou, et du président du conseil d’administration d’Air Côte d’Ivoire, le général Abdoulaye Coulibaly.

Dans une flotte de sept aéronefs, c’est le troisième avion de marque Bombardier Q400 que compte Air Côte d’Ivoire, une compagnie qui dessert 22 capitales africaines.
L’acquisition d’un nouvel avion est, bien évidemment, un motif de satisfaction pour le directeur général d’Air Côte d’Ivoire, René Decurey. Dans son allocution, celui-ci s’est dit heureux et fier de présenter le dernier-né de la famille Air Côte d’Ivoire, qui compte, maintenant, sept avions. «Avoir sept enfants en seulement trois ans, c’est un exploit. Il n’est pas aisé, pour une jeune compagnie comme la nôtre, d’acheter un avion. Mais, grâce au support extraordinaire de la part du gouvernement de Côte d’Ivoire, de la part de l’Anac, de la part de Bombardier, de la part de E.d.c (ndlr: Export crédit du Canada), de la banque E.g.b.c.i, qui nous a fait crédit pour nos prépaiements, et de nos actionnaires (Air France et le gouvernement) nous avons réussi, et c’est vraiment un exploit… C’est le premier Bombardier Q400 neuf, que nous avons acheté. Un quatrième doit suivre, en fin mars… Les trois Bombardier Q400 nous permettent non seulement de relier les villes de l’intérieur, mais cet avion rapide et confortable nous permet également d’ouvrir des liaisons dans la sous-région à faible potentiel, où des vols journaliers se regroupent, où nous pouvons augmenter le potentiel, tout en mettant des fréquences d’un à deux vols par jour, pour permettre à nos clients, ici en Côte d’Ivoire, d’aller, par exemple, le matin, à Accra, Lomé ou Cotonou, et rentrer le soir, sans devoir avoir un hébergement à destination…».
Vantant le nouvel avion, Alain Dugas, chef de l’exploitation Bombardier avions commerciaux, a relevé que grâce à son excellente performance, lorsqu’il est exploité à partir d’aéroports en haute attitude et sur des températures élevées, l’avion Q400 est l’appareil idéal pour l’exploitation au départ des aéroports aux conditions les plus difficiles. «L’appareil est également imbattable pour les transporteurs recherchant une productivité et une rentabilité élevées sur une variété de liaisons. A ce titre, l’avion Q400 continue d’être le second propulseur le plus populaire sur le continent, soutenant d’importants transporteurs réseaux en Afrique orientale et en Afrique du Sud, et favorisant le développement des nouveaux marchés en Afrique de l’Ouest», a-t-il souligné.
Pour sa part, le général Abdoulaye Coulibaly a rappelé qu’Air Côte d’Ivoire est né il y a trois ans, de la volonté du président Alassane Dramane Ouattara, de positionner la Côte d’Ivoire comme un outil d’intégration, redonner à ce pays sa position de locomotive de l’économie sous-régionale que lui a bâtie feu le président Félix  Houphouët-Boigny, et faire d’Abidjan le hub aéroportuaire de la région. «Le 15 janvier 2013, nous démarrions, effectivement, notre exploitation avec trois avions, dont deux Airbus A319, et un Embrayer pour la desserte de treize capitales sous-régionales. En novembre 2013, la compagnie a renforcé sa flotte avec l’entrée d’un troisième Airbus A319. Un an plus tard, c’est-à-dire en novembre 2014, lors que notre société faisait acquisition de ses deux nouveaux Bombardier Q400, notre réseau s’étend à 17 capitales de la sous-région. Avec l’arrivée d’un quatrième Airbus, A320, en janvier 2015, nous atteignions 18 capitales. A ce jour, notre troisième Bombardier Q400 porte sa flotte à sept, et bientôt à neuf avions», a-t-il ajouté. Le général Coylibaly a annoncé qu’à partir de mars 2016, la flotte de la compagnie s’enrichira d’un quatrième Bombardier Q400 et d’un Airbus A319, puis le capital social d’Air Côte d’ivoire passera de 65 à 100 milliards de francs Cfa.
«Avant 2020, qui est l’année d’émergence de la Côte d’Ivoire, nous voulons aussi qu’Air Côte d’Ivoire soit aussi émergent. Et pour qu’Air Côte d’Ivoire soit émergent, il nous faut encore beaucoup plus d’avions, pour beaucoup plus de destinations. A ce jour, sur les un million cinq cents passagers qui ont fréquenté l’aéroport Félix Houphouët-Boigny, en 2015, 44% ont été transportés par notre chère compagnie nationale, soit environ 600.000 passagers», a affirmé Gaoussou Touré.
Le Bombardier Q400 d’Air Côte d’Ivoire a une capacité de 67 places: 60, en classe économie et sept en classe affaire. Il a coûté 35 millions de dollars, a révélé René Decurey, au cours d’une conférence de presse, à l’hôtel Radison Blu. Il a, aussi, annoncé le projet de construction d’un hangar de maintenance d’Air Côte d’Ivoir, une  compagnie aérienne qui prend, décidément, des ailes.

Véran Carrhol YANGA
De retour d’Abidjan

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