Débat sur le changement de constitution : Justin Koumba, Pierre Mabiala… lancent une plateforme: le F.3.c!

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Les promoteurs de l’initiative de Dolisie sur le changement de constitution se sont retrouvés, dimanche 6 avril 2014, à la résidence officielle du président de l’assemblée nationale, à Brazzaville, sous le patronage de Justin Koumba, sage du Niari, pour présenter à la presse, la création d’une association dénommée «Front citoyen pour le changement de la constitution», en sigle F.3.c. Dirigée par Clotaire Ouelo-Louangou, actuel directeur de cabinet du président du conseil départemental du Niari, cette plateforme associative a pour but de «s’investir sur les modalités de changement de la constitution».

 

Dans son mot introductif, Justin Koumba a annoncé la couleur. «Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout de notre idée», a-t-il dit. Pour lui, l’essentiel n’est pas d’amener tous les Congolais à penser la même chose. «L’essentiel est que la majorité des Congolais soit d’accord avec cette idée», a-t-il souligné, en précisant que le président de la République ne leur a rien demandé. «Nous ne savons pas quel est son avis sur la question. Mais, étant donné que le peuple congolais est libre de penser, aussi avons-nous l’ambition de faire en sorte que le peuple fasse pression sur les pouvoirs publics, afin que le changement de la constitution intervienne», a-t-il déclaré.
Dans une déclaration rendue publique à cette occasion, les promoteurs du F.3.c justifient leur initiative, en écrivant: «La Constitution du 20 janvier 2002, qui a contribué à garantir la stabilité des institutions de la République, conduisant le Congo à la paix et la sécurité durable, a été la condition sine-qua-non pour la mise en œuvre des politiques économiques et sociales durables susceptibles d’impulser la croissance et le développement intégral, soustrayant le Congo des tumultes des années 1997 à 1999.
Aujourd’hui, cette Constitution est confrontée à une question d’intangibilité et d’immuabilité dans certaines de ses dispositions qui suscitent un débat qui va s’amplifiant dans l’opinion. Ainsi, la responsabilité du peuple congolais, dans l’accompagnement du processus démocratique équitable, avec un sentiment orienté uniquement vers les approches participatives de développement et le désir inébranlable de paix et de liberté, est interpellée par une conscience nationale et patriotique.
C’est dans ce contexte que les filles et les fils du Niari, en harmonie avec l’engagement pris devant le président de la République lors de la rencontre citoyenne du 22 mars 2014, animés par le souci de préserver la paix et la sécurité des populations, proposent aux Congolais d’adhérer au processus de changement de la constitution, à travers le Front citoyen pour le changement de la Constitution, afin d’apporter leur contribution à la pérennisation des
valeurs démocratiques positives chèrement acquises, qui garantissent la poursuite du processus de développement en cours».
Signalons que Lamyr Nguelé, président de la commission nationale anti-corruption, le ministre Pierre Mabiala, l’ancien ministre Pierre Damien Boussoukou Boumba, Jean-Michel Mavoungou-Ngot, et bien d’autres ont participé à cette rencontre qui a réuni les députés et cadres ressortissants du Niari  résidant à Brazzaville. Mais, les deux députés de l’U.pa.d.s qui y étaient venus, Honoré Sayi et Alain Pascal Leyinda, et un autre cadre, Gabriel Lissouba, ont quitté les lieux, sans en donner les raisons à la presse.

Pascal Azad DOKO