P.c.t (Parti congolais du travail) : Gabriel Ondongo entend faire de la fédération de Brazzaville une véritable machine de mobilisation

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Le conseil fédéral du P.c.t de la ville de Brazzaville a tenu, dimanche 6 avril 2014, au palais des congrès, à Brazzaville, sa session inaugurale, sous le patronage de Pierre Ngolo, secrétaire général du P.c.t, en présence des membres du secrétariat permanent, du bureau politique, du comité central, du comité d’honneur, du conseil fédéral du P.c.t, et des dirigeants de la F.m.c (Force montante congolaise) et de l’O.f.c (Organisation des femmes du Congo).

Le plénum des membres du conseil fédéral a, au terme des débats contradictoires et fructueux, adopté, avec amendement, les documents du travail. Il a salué l’évolution du débat sur la constitution en cours dans notre pays.

C’est le 5 mars 2014, à l’issue de l’assemblée générale élective de la fédération P.c.t de Brazzaville, que le nouveau conseil fédéral, qui compte 311 membres, a été mis en place. Sa session inaugurale était consacrée, pour l’essentiel, à l’adoption des documents relatifs à son fonctionnement. Il s’agit, entre autres, du règlement intérieur, des statuts, du programme d’activités 2014, et du budget exercice 2014.
Dans son discours de circonstance, Gabriel Ondongo, président de la fédération P.c.t de Brazzaville, qui a pris, officiellement, ses fonctions il y a deux semaines, a dévoilé sa feuille de route. Pour lui, la fédération de Brazzaville doit être une véritable force qui mobilise les militants, un puissant levier de combat et de conquête politiques. «Brazzaville doit affirmer, avec force, sa vocation de la locomotive, en donnant le ton et en imprimant le rythme et la cadence. Pour ce faire, au regard de l’immensité des tâches qui nous interpellent, tous les membres et sympathisants de notre fédération sont invités à participer résolument à l’animation dynamique de nos structures, afin de les rendre opérationnelles», a-t-il indiqué. Poursuivant son propos, le président de la fédération P.c.t de Brazzaville a relevé que le parti doit être porté à un niveau d’organisation suffisant, afin qu’il demeure une puissante machine politique et une force de mobilisation et de proposition qui rassure la nation.
Ensuite, il a mis en relief la nécessité d’accorder une place de choix aux élections locales et sénatoriales partielles, afin de renforcer l’influence de la fédération sur l’échiquier politique du département. «Le P.c.t, qui a tous les arguments pour convaincre les électeurs, n’a pas le droit de convier notre sort commun aux autres. Nous devons offrir à notre parti des perspectives qui l’inscrivent dans une dynamique d’accroissement de confiance», a-t-il dit.
Pour le président de la fédération P.c.t de Brazzaville, cette année de lancement de la fédération est considérée comme l’année des défis qu’impose le sursaut d’orgueil. C’est pourquoi il appelle les militants à prendre la situation à bras le corps. «Les maillons faibles doivent être, rapidement, identifiés dans les comités, les sections, cellules et noyaux: Toute la chaîne de notre fédération doit passer au scanner, afin de lui administrer les thérapeutiques urgentes et les appliquer immédiatement pour mériter la confiance de nos dirigeants au sommet», a-t-il fait savoir.
De son côté, Pierre Ngolo a rappelé les péripéties de l’assemblée générale élective de la fédération de Brazzaville, en indiquant que l’opération de restructuration du parti à Brazzaville a été menée de bout en bout, dans «le strict respect des conclusions du 6ème congrès extraordinaire de notre parti, lourdes de contraintes pour nous tous, sympathisants, militants et cadres du parti».
Concernant les élections locales qui pointent à l’horizon, il a fait savoir que ce sera un test pour la fédération de Brazzaville. Le secrétaire général du P.c.t est revenu sur sa position, à propos du débat sur la constitution. «Dans plusieurs de nos propos antérieurs, nous avions déjà circonscrit ce problème. Dans notre allocution de circonstance, lors de la session inaugurale de la F.m.c (Force montante congolaise), le 18 décembre 2013, à l’hôtel de ville de Brazzaville, en rappelant que, je cite: «La constitution, notre loi fondamentale, n’est ni un dogme, ni un sujet tabou, c’est une question comme toute autre sur notre tête. Chaque citoyen est libre de manifester son choix à la liberté d’expression», a-t-il dit, avant d’ajouter: «Le P.c.t émet le vœu que ce débat se poursuive avec sérénité et raison, pour offrir, demain, la possibilité au peuple, le souverain primaire, de trancher, non pas par rapport aux hommes ni en fonction des intérêts des passions immédiates avec leur lot de pesanteurs, mais en raison de l’intérêt général et de l’avenir de la nation».

Pascal Azad DOKO