Session du conseil des ministres à Oyo (département de la Cuvette) : Le projet de loi relatif au Plan national de développement 2012-2016 a été adopté

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Le gouvernement s’est réuni en session ordinaire du conseil des ministres, vendredi 11 mai 2012, dans la salle Edith Lucie Bongo-Ondimba, à Oyo (département de la Cuvette), sous la direction du président de la République, Denis Sassou Nguesso. A son ordre du jour, un seul point: l’examen d’un projet de loi portant approbation du plan national de développement 2012-2016, présenté par le ministre d’Etat Pierre Moussa, ministre de l’économie, de l’aménagement du territoire et de l’intégration, coordonnateur du pôle économique. Outre ces deux points, il y a eu deux communications relatives au 40ème anniversaire de la victoire des Diables-Rouges football à la 8ème Can (Coupe d’Afrique des nations), à Yaoundé, en 1972, et à l’ouverture de la procédure judiciaire sur le drame du 4 mars 2012. Voici un large extrait sur le plan national de développement 2012-2016, du compte-rendu fait par le ministre Jean-Claude Gakosso, assurant l’intérim du ministre de la communication, chargé des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement.
Chacun se souvient qu’à la fin des années 2000, le gouvernement de la République avait élaboré, pour la juste gouvernance de notre pays, une Stratégie de réduction de la pauvreté pour la période 2008-2010. Cette stratégie -on peut le rappeler- avait été conçue pour accompagner le «Point d’achèvement de l’initiative P.p.t.e». «Initiative» pour laquelle notre pays avait déjà consenti d’énormes sacrifices, des années durant.
Notre peuple a, encore en mémoire, l’heureux aboutissement de ce long et difficile processus -l’atteinte du Point d’achèvement de l’initiative P.p.t.e- qui devait permettre l’annulation, dès janvier 2010, de la dette extérieure du Congo, à hauteur de 3000 milliards de francs Cfa.
Moment de grand soulagement pour notre peuple, l’annulation de cette part substantielle de la dette du Congo n’a, depuis lors, cessé de générer de bénéfiques effets induits. En effet, au cours des trois dernières années, 2010, 2011 et 2012, le Congo a enregistré des performances économiques significatives, parmi lesquelles:
- un cadre macroéconomique stabilisé;
- des finances publiques assainies;
- une inflation maîtrisée;
- une croissance globale solide qui oscille autour de 7%.
Mais, au-delà de cette embellie salutaire, le gouvernement est plus que conscient que les performances enregistrées, portées essentiellement par le secteur pétrolier, ne pourront longtemps garantir une croissance soutenue et réduire la vulnérabilité de notre économie nationale. Aussi, s’est-il résolu, sous l’impulsion du président de la République, à mettre en œuvre une nouvelle stratégie pour la juste gouvernance de notre pays, une stratégie intégrée de diversification des sources de la croissance économique.
Le Plan national de développement 2012-2016, examiné, ce jour, par le conseil des ministres, est l’aboutissement d’un processus participatif qui a permis une large consultation des différentes composantes et strates sociales: des services techniques sectoriels de l’Etat et du gouvernement au secteur privé national; des institutions de la République à la société civile, en passant par les partenaires au développement.
Le Plan national de développement 2012-2016 est, en quelque sorte, la feuille de route consensuelle pour le cheminement du Congo vers son émergence. Il est, en définitive, le cadre de planification pluriannuel et multisectoriel intégré qui décline sur le terrain, la vision du président de la République et qui opérationnalise les orientations stratégiques contenues dans le «Chemin d’avenir».
L’objectif primordial du «Chemin d’avenir», est-il besoin de le rappeler, est d’industrialiser le Congo, de générer une prospérité accrue et partagée, d’arrimer solidement notre économie nationale à l’économie mondiale, de promouvoir le développement social tous azimuts et de permettre l’atteinte des «Objectifs du millénaire pour le développement», tels que préconisés par les Nations unies.
Aussi, le Plan national de développement 2012-2016 deviendra-t-il, dès son adoption par les deux chambres du parlement, le cadre de référence de l’action gouvernementale, en même temps que le lieu de convergence de la coopération avec les partenaires techniques et financiers du Congo.
Après un large tour de table, nourri de fructueux échanges et de pertinents amendements sur cet important dossier, les membres du conseil ont adopté le projet de loi subséquent, projet de loi portant approbation du Plan national de développement 2012-2016».