Sécurité publique : Les assassins d’une Chinoise à Brazzaville sont tombés dans le filet de la police

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Des actes de criminalité ont été commis, ces derniers temps, dans la capitale Brazzaville, notamment des crimes d’assassinat et de braquage. Ainsi, après l’assassinat crapuleux d’une ressortissante chinoise, le vendredi 23 décembre 2011, au n°45 de la rue Ngania, à Talangaï, le sixième arrondissement, la police a réussi à mettre la main sur les présumés auteurs de cet assassinats, après seulement trois jours d’enquête. De même, les braqueurs qui ont opéré au domicile d’un couple français sont, également, tombés dans le filet de la police. Deux autres crimes sanglants et abominables ont été commis, dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 décembre dernier. La police, qui a ouvert une enquête, est aux trousses des auteurs.

L’émoi était grand dans la communauté chinoise de la capitale, après l’assassinat crapuleux, un bon matin, d’une ressortissante chinoise, nommée Lin Yang Lang, 36 ans, commerçante de profession. La victime s’était rendue à sa boutique, pour l’ouvrir et se mettre à vendre. Au moment où elle s’apprêtait à ouvrir sa boutique, elle a été surprise par des voleurs qui ont surgi, qui lui ont flanqué un coup de barre de fer, l’assommant sur le champ. Elle est morte sur place, après avoir perdu beaucoup de sang. Les voleurs ont pris la clé des champs, après leur forfait.
Cet assassinat a, profondément, indigné la communauté chinoise de Brazzaville. Pour marquer leur indignation, les commerçants chinois ont gardé les boutiques closes, pendant deux jours, notamment le jour de l’assassinat et le samedi 24 décembre. La police a affiché sa détermination à retrouver les auteurs de cet acte crapuleux. Samedi 24 décembre, le porte-parole de la police, le colonel Jean Aive Allakoua, en compagnie de Joe Washington Ebina, président de la Fondation Ebina, s’était rendu auprès des responsables de la communauté chinoise, pour les rassurer, précisant que cet assassinat est un acte isolé et que la police fera de son mieux pour retrouver ses auteurs.
C’est ce qui a été fait. Grâce aux renseignements récoltés, les présumés coupables ont été interpellés, trois jours seulement après l’ignoble forfait. Il s’agit de trois ressortissants centrafricains et d’un Congolais. De source proche de la police, le Congolais est un repris de justice, connu pour être un criminel de grand chemin. Il avait, déjà, été auteur d’une tuerie à Pointe-Noire. Lundi 26 décembre, une reconstitution des faits a été réalisée, au lieu même du crime, sous la direction du général Jean-François Ndengué, directeur général de la police.
Les autres bandits interpellés par la police, le même jour du dimanche 25 décembre, sont les auteurs d’un vol à main armée perpétré, le 10 décembre dernier, au domicile de quatre ressortissants français, situé dans les environs de l’Institut français du Congo (Ex- C.c.f). Les voleurs, parmi lesquels un ressortissant rwandais et trois Congolais de la R.D.C (République Démocratique du Congo), avaient réussi leur opération, après avoir ligoté le gardien. Ils étaient armés de machettes et, selon la police, d’un pistolet automatique qui n’était qu’un jouet. Une fois le gardien neutralisé, ils ont attendu les locataires des lieux, qui revenaient, tard, d’un dîner dans un restaurant. Les voleurs les ont terrorisés, en les menaçant de leur couper les mains à la machette. Ils ont emporté beaucoup de choses de la maison, au nombre desquels deux appareils plasma, des téléphones cellulaires, un bracelet-montre de grande valeur, et une somme de 800.000 francs Cfa.
Enfin, un double crime abominable a été commis, dans la nuit du 25 au 26 décembre 2011, à Mfilou, le septième arrondissement de la capitale. La victime, la nommée Taboul Bimb Tatiana, Congolaise, mère de deux enfants, a été assassinée dans sa baraque de tôles, au n°62 de la rue Nkigora. L’assassin a, également, à l’aide d’une pierre et d’un couteau, agressé, violemment, un enfant de neuf ans, après l’avoir violée et une autre fille de six ans. Conduite à l’hôpital, la fillette de neuf ans, prénommée Peshana, a trouvé la mort, des suites de ses blessures. L’enfant avait beaucoup saigné du nez, elle avait dû recevoir un choc au niveau de la tête. La police, qui a ouvert une enquête, privilégie l’hypothèse du crime passionnel. L’enquête,  qui est en cours, déterminera, sans doute, les motivations de ce double crime de Noël. Il faut dire que la collaboration de la population est capitale, pour permettre à la police de mettre la main sur les présumés criminels.

Alain Patrick MASSAMBA

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