Electricité : Le chef de l’Etat a inauguré la source la plus puissante de l’électricité au Congo

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Avec une puissance de trois cents mégawatts, la C.e.c (Centrale électrique du  Congo), installée à Côte Matève, en banlieue de Pointe-Noire, est la plus puissante  source d’énergie électrique que le Congo n’ait jamais eue auparavant. Construite par le groupe pétrolier italien Eni, en trois ans et sept mois, cette centrale a été inaugurée en grande pompe par le président de la République, Denis Sassou Nguesso, accompagné de son épouse, Mme Antoinette Sassou Nguesso, en présence de quelques membres du gouvernement, des autorités locales (civiles, militaires et traditionnelles) et des responsables de la société pétrolière italienne, dont M. Claudio Descalzi, directeur général exploitation et production du groupe Eni, venu droit d’Italie.
Le Congo vient de faire un grand bond en avant, en  matière de production et de transport de l’énergie électrique, avec la mise en fonctionnement de sa plus grande source de production d’électricité, la C.e.c (300 mégawatts), située à Pointe-Noire; une centrale associée à un réseau de lignes T.h.t (Très haute tension) interconnectées de 1350 Km, réseau baptisé boulevard énergétique.
Selon le ministre Henri Ossébi, «le pays a multiplié ses capacités de production d’électricité, en passant de 89 mégawatts en 2003, à plus de 500 mégawatts aujourd’hui, notamment avec la construction de la Centrale thermique de Brazzaville (32,5 mégawatts), de la Centrale hydroélectrique d’Imboulou (120 mégawatts), du doublement de la Centrale électrique de N’Djéno (2x25 mégawatts) et enfin, aujourd’hui, de la Centrale électrique à gaz du Congo (300 mégawatts)», sans oublier le barrage hydroélectrique de Moukoukoulou (74 mégawatts).
La cérémonie était, donc, haute en couleurs, pour l’inauguration de la C.e.c. Quatre discours ont été prononcés par Pierre Victor Bayonne, l’administrateur-maire de l’arrondissement 3 Tié-Tié, qui a prononcé le mot de bienvenue dans lequel il a loué l’action du chef de l’Etat, en l’interprétant de manière cabalistique à travers des chiffres, par le coordonnateur du comité de suivi pour la construction de la C.e.c, Serge Bouiti-Viaudo, qui a fait la présentation technique de l’ouvrage, par Claudio Descalzi qui a évoqué les efforts du groupe Eni, pour parvenir à la construction de cette centrale, et par Henri Ossébi, le ministre de l’énergie et de l’hydraulique.
Etant parmi les initiateurs du projet de construction d’une centrale électrique alimentée au gaz, l’Italien Claudio Descalzi peut être fier de la réussite de ce projet qu’il a présenté comme «un projet intégré que la République du Congo et Eni ont réalisé au cours de ces dernières années». C’était une grande aventure, a-t-il expliqué dans son allocution. Dans ce sens que le groupe Eni se lançait, là, dans un secteur qui ne fait pas partie de son métier traditionnel. «L’idée de construire une centrale électrique qui pouvait utiliser les ressources en gaz du pays n’est pas récente. Elle remonte au début des années 2000. La réalisation, en 2002, de la première turbine de la centrale de Ndjéno a été un embryon autour duquel toutes les idées successives se sont agrégées. Cette petite turbine de 25 mégawatts, aussi petite par rapport à l’impressionnante réalisation industrielle que nous avons devant nous, a, effectivement, représenté le premier pas d’un voyage qui devait se révéler extraordinaire», a-t-il expliqué.
La C.e.c est le fruit de deux accords signés entre le Congo et le groupe Eni, en novembre 2007. Le premier accord avait comme objet les conditions de réalisation de la centrale électrique. Et le deuxième accord portait sur l’utilisation du gaz de Mboundi, et la réhabilitation des lignes T.h.t, entre Pointe-Noire et Brazzaville.  «Des accords historiques», a estimé Claudio Descalzi. Car, ils ont permis la valorisation du gaz de Mboundi qui, au lieu d’être torché à l’air libre, permet, aujourd’hui, de produire de l’électricité. Pour Eni, c’était un grand pari, car le groupe se lançait dans des métiers nouveaux (production et transport de l’électricité). Certains ont même pensé que c’était un défi utopique. Mais, les Italiens y ont cru et y sont parvenus. Une aventure jamais réalisée, auparavant, par une société pétrolière en Afrique, a reconnu Claudio Descalzi. La construction de cette centrale, d’un coût de 600 millions de dollars (environ 300 milliards de francs Cfa), est aussi le succès de la coopération congolo-italienne. Les travaux de la réhabilitation des lignes T.h.t, entre Pointe-Noire et Brazzaville, ont, quant à eux, coûté 250 milliards de francs Cfa.
Signalons que durant son séjour de travail à Pointe-Noire, le président de la République a aussi posé les premières pierres pour la construction du siège du P.a.p.n (Port autonome de Pointe-Noire) et du deuxième module de l’aérogare de l’aéroport international Agostinho Neto. Nous y reviendrons dans notre prochaine édition.

Joachim  MBANZA


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