Partenariat Gouvernement/Unicef Campagne nationale de santé pour les élèves du C.p.1 et de la 6ème

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En partenariat avec  l’Unicef, le Ministère de la santé et de la population a procédé, jeudi 20 octobre 2011, à l’école primaire de la Fraternité, à Brazzaville, au lancement de la campagne nationale de promotion de la santé et de dépistage systématique des maladies au profit des enfants des cycles primaires et secondaires. Le but est d’éviter chez ces enfants, les pathologies qui, pour la plupart du temps, restent méconnues des parents, et d’entreprendre la riposte et les actions préventives.
C’est le ministre Georges Moyen qui a, officiellement, lancé cette campagne nationale, en présence de Mme Rosalie Kama-Niamayoua, ministre de l’enseignement primaire et secondaire, chargé de l’alphabétisation et de Mme Marianne Flach, représentante de l’Unicef au Congo.
La visite médicale systématique est dans le cadre de la pédiatrie ambulatoire, une activité fondamentale de suivi de la santé et du développement de l’enfant. L’intérêt d’organiser ces visites chez les enfants scolarisés est une condition sine qua non de réussite scolaire. Car, une bonne partie des échecs scolaires s’explique par l’existence d’une pathologie qui perturbe l’apprentissage et compromet les performances de l’enfant.
Cette campagne de dépistage concerne, pour un premier temps, les enfants de classes entrantes du primaire et du collège. Elle consiste à faire aux enfants, un examen clinique complet associant la prise de tension artérielle et l’appréciation de l’état nutritionnel, un examen de dépistage de trouble de vue et de l’audition, la recherche du sucre, de l’albumine dans les yeux, le dépistage systématique et la supplémentation à la vitamine A. A l’issue de cette visite, un rapport médical sera adressé aux parents à titre de rétro-information. Les enfants qui présenteront des pathologies feront l’objet d’une consultation spécialisée et d’une prise en charge conséquente.
En soutenant cette campagne de dépistage, l’Unicef, a dit Marianne Flach, voudrait promouvoir le principe «un esprit saint dans un corps saint» chez les enfants, afin de maximiser leur chance de réussite dans les études. Ainsi, près de trois cents mille enfants sont concernés par cette première phase de campagne. «L’Unicef souhaite que ce programme soit étendue à toutes les écoles sur l’ensemble du pays», a-t-elle fait savoir.
Or, cette campagne nationale de dépistage ne prend en compte que les écoles d’accès faciles et plus particulièrement, les élèves des classes de C.p1 et Sixième. Conscient de ce qui apparait comme une discrimination, le ministre Georges Moyen  a, simplement, invité les parents des enfants qui ne sont pas pris en compte par cette campagne, de ne pas se sentir frustrés. «La seconde campagne sera la bonne», a-t-il déclaré.
Pour lui, cette campagne est le début d’un processus, qui va conduire, à terme, à la remise sur pied de la médecine scolaire, «tombée en défaillance en raison de la déliquescence progressive de notre système de santé favorisée par les troubles sociopolitiques que notre pays a connus. Il s’agit d’un processus inter-sectoriel qui a pour but de rapprocher l’offre de service de santé de l’enfant en milieu scolaire», a-t-il précisé.

Cyr Armel YABBAT-NGO