Processus électoral au Congo : La communauté internationale apporte son appui à la Conel

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Dans la perspective d’un partenariat entre la Conel (Commission nationale d’organisation des élections) et le P.n.u.d (Programme des nations unies pour le développement) relatif au processus électoral au Congo, une délégation de l’agence onusienne conduite par Mme Emelyne Bahanda, conseillère principale responsable de l’unité gouvernance et consolidation de la paix au bureau du P.n.u.d, a été reçue en audience, vendredi 14 octobre 2011, par le président de la Conel, Henri Bouka, à son cabinet de travail. Les deux parties ont décidé de mettre en place des points focaux qui permettront d’accorder leurs points de vue, jusqu’à l’exécution du programme d’appui au processus électoral au Congo.

A l’issue de l’audience qui s’est déroulée à huis clos, Germain Céphas Ewangui, troisième vice-président de la Conel, qui a participé à l’entretien, en a fait le point à la presse. La délégation du P.n.u.d, était accompagnée d’un certain nombre d’experts venus du Kenya et du Niger, recrutés spécifiquement pour venir aider le Congo dans le cadre du processus électoral qui va conduire aux élections législatives.
Mais, comment la société civile doit-elle s’impliquer davantage dans le processus électoral? «Il s’agit de s’impliquer dans la sécurisation, l’éducation, l’élévation du niveau de prise de conscience des populations sur l’ensemble des questions qui se rapportent à une élection. Or, vous savez qu’une élection, ce n’est pas seulement prendre le bulletin de vote et mettre dans l’urne. Une élection est un maillon de tout un processus qui va commencer d’abord par les problèmes des listes électorales. Il faut que les gens comprennent l’importance d’une liste électorale, à quel moment elle se fait et comment ça se fait», a-t-il expliqué.
Germain Céphas Ewangui a fait savoir que les experts du P.n.u.d entendent aussi mettre un accent particulier sur l’appui aux populations vulnérables, comme les mal-voyants, les personnes du troisième âge, les personnes handicapées, les populations autochtones. Les conditions qui doivent être réunies, pour que ces populations participent normalement au vote. «Avec l’appui du P.n.u.d qui réunit les fonds qui ont été donnés par l’Union européenne et l’U.s.a.i.d, y compris ceux du P.n.u.d lui-même. Ces fonds serviront à un programme qui va être développé et qui va entrer en exécution pratiquement dans les plus brefs délais, jusqu’au moment des élections législatives de 2012. Nous avons encore 6 à 7 mois devant nous, pour travailler», a-t-il indiqué.
En ce qui concerne l’appui à la société civile, les experts ont ciblé les plateformes qui ont déjà fait leurs preuves en matière électorale. Au nombre de ces plateformes, il y a le forum de la société civile pour les élections libres et transparentes et la coordination d’appui au processus électoral qui regroupe l’O.c.d.h et d’autres associations.
Avant d’engager ce programme, les experts du P.n.u.d ont jugé utile de venir auprès de la commission nationale d’organisation des élections, pour s’entretenir avec le président de cette institution Henri Bouka et ses collaborateurs ensemble pour présenter le projet, afin de prendre l’avis de la Conel et voir comment elle peut s’impliquer dans le cadre de ce programme. Le président de la Conel, Henri Bouka, «a jugé ce programme très important». Il a rassuré la délégation du P.n.u.d de l’entière collaboration de la Conel qui va mettre en place un point focal. Les deux parties vont travailler, au jour le jour, pour accorder leurs points de vue, jusqu’à ce que le programme d’appui au processus électoral connaisse totalement son exécution. En tout cas, ceci présage de ce que les futures élections doivent être transparentes et équitables, pour avoir des résultats crédibles.

Pascal-Azad DOKO

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