13ème et 28ème sessions budgétaires de l'assemblée nationale et du sénat : Placer la dimension sociale au cœur de l'action et de la dépense publique

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Les deux chambres du parlement congolais ont procédé, samedi 15 octobre 2011, au palais des congrès, à Brazzaville, à l'ouverture de leurs 13ème et 28ème sessions ordinaires dites budgétaires, sous les auspices de Justin Koumba et André Obami Itou, respectivement, président de l'assemblée nationale et du sénat. Ces sessions, dont la particularité reste l'examen et l'adoption du projet de loi de finances exercice 2012, s'ouvrent et se tiendront dans un contexte marqué, au plan national, par le renouvellement partiel du sénat. Les deux cérémonies se sont déroulées en présence de Bienvenu Okiemy, ministre de la communication, chargé des relations avec le parlement.
Les sessions budgétaires des deux chambres du parlement s'achèvent le 13 décembre prochain. Au total, 57 affaires seront examinées par les députés, parmi lesquelles le projet de loi de finances, exercice 2012; le budget de l'assemblée nationale, exercice 2012, le projet de règlement intérieur du parlement réuni en congrès. L'assemblée nationale tiendra une séance de questions orales au gouvernement avec débats, etc.
Dans son mot d'ouverture, Justin Koumba a indiqué que l'économie congolaise devrait davantage, être redistributive et, «pour éviter d'être fragilisée, profiter, avec plus de vigueur, des effets structurels positifs du secteur pétrolier, ainsi que des potentialités qu'offrent nos richesses naturelles et la position géographique de notre pays au centre de l'Afrique», a-t-il dit. Il a précisé que la consolidation de la concorde nationale et de la maturité démocratique requière que la dimension sociale soit placée au cœur de l'action et de la dépense publique. «Le renforcement de la carte sanitaire et de la protection sociale, de même que la formation et l'emploi des jeunes, constituent des défis permanents», a-t-il souligné.
Ainsi, pour Justin Koumba, la loi de finances 2012 doit être marquée du sceau des impératifs sociaux, car «une politique sociale volontariste et juste est, de toute évidence, une source de croissance durable et un facteur de stabilité sociale et politique».
Les sénateurs, quant à eux, auront à examiner 55 affaires, parmi lesquelles, on peut citer: l'apurement des comptes du sénat, exercices 2004, 2005, 2006 et 2007, etc.
Dans son discours d'ouverture, André Obami Itou a situé le contexte dans lequel s'ouvre cette session, «particulièrement marquée par le renouvellement de moitié du sénat».
Pour lui, le budget sera passé au peigne fin, pour le mettre en adéquation avec les objectifs du Chemin d'avenir. «La tâche ne sera pas aisée, mais je sais compter sur la grande capacité de travail des sénateurs pour venir à bout et de belle manière, de cette tâche importante». André Obami-Itou a dit que de sa mémoire de sénateur, jamais ordre du jour n'a été aussi chargé. «Cela s'explique par une accumulation d'affaires non traitées lors de la dernière session et qui à de nouvelles affaires, elles aussi très nombreuses. L'addition devient lourde, anormalement lourde», a-t-il dit. A cet effet, il a exhorté les membres du gouvernement à répondre ponctuellement à leurs appels, à leurs sollicitations, tant en commissions qu'en plénière, afin que «l'indispensable synergie entre eux et nous se réalise efficacement».

Cyr Armel YABBAT-NGO

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