Ministère des petites, moyennes entreprises et de l'artisanat : Grande première, la convention a eu un franc succès auprès des jeunes opérateurs économiques

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Le Ministère des petites, moyennes entreprises et de l'artisanat a organisé, du 28 au 30 septembre 2011, au palais des congrès, à Brazzaville, une convention appelée «Trois jours pour la création d'entreprise», et qui est l'aboutissement du concours intitulé «Une idée de nouvelle entreprise». Ces journées, qui se sont déroulées sous les auspices de Mme Yvonne Adélaïde Mougany, ministre des petites, moyennes entreprises et de l'artisanat, ont été un haut lieu d'échange d'idées sur l'entreprise. Elles ont été couronnées par l'attribution des différents prix du concours dénommé: «Une idée de nouvelle entreprise».

Yvonne Adélaïde Mougany a relevé le pari. Elle avait annoncé, dans une interview dans notre journal, l’organisation, par son Ministère, d’un événement majeur destiné à promouvoir l'esprit d’entreprise chez les Congolais. Aujourd’hui, force est de constater que le succès est au bout de son initiative.
A l'issue des trois jours de rencontre, les quinze meilleurs initiateurs de projets ayant participé au concours ont été primés. Chacun d'eux a reçu un chèque allant de cinq cent mille à cinq millions de francs Cfa, selon le prix remporté. Le prix spécial du président de la République, doté d'une enveloppe de cinq millions de francs Cfa, a été remporté par un jeune opérateur économique de Pointe-Noire, Victorien kimbembé Massoumou, qui travaille sur un thé local appelé «bulukutu».
Le prix du jury (deux millions de francs Cfa) a été décerné à Rodrigue Ikama. Les trois prix d'encouragement (dotés d'une enveloppe d'un million chacun) ont été raflés par des Ponténégrins: Brice Christian Lemvo Nkouka, Murda Ruphin Kimanga et Joseph Ndongo Nianga. Dix lauréats ont eu le prix de distinction, avec une enveloppe de 500 mille francs chacun.
La convention «Trois jours pour la création d'entreprise» a rassemblé les acteurs du monde entrepreneurial, particulièrement les jeunes. C'était l'occasion de faire une étude des filières,  pour identifier les créneaux porteurs. A l'ouverture comme à la clôture, Mme Yvonne Adélaïde Mougany a déclaré que l'organisation de cette rencontre est une des activités majeures intégrant, dans la mise en œuvre de la politique nationale de développement des petites, moyennes entreprises et de  l'artisanat, l’axe de la promotion de l'entreprenariat national.
«Cette réunion est une des expressions du rôle d'incitateur, de facilitateur et de régulateur que doit jouer l'Etat. Notre rencontre ambitionne, à travers l'exécution du programme qui le soutient, d'être un moment et un lieu privilégié pour développer les idées, découvrir les projets, détecter les talents et provoquer les vocations, en vue de permettre l'éclosion, l'épanouissement et la pérennisation de l'activité économique, par le biais de l'entreprise formelle. Car, l'entreprise, surtout  formelle, est, désormais reconnue comme une nécessité vitale dans le monde d'aujourd’hui plus qu’hier et encore plus marquée pour demain», a souligné Madame le ministre.
En outre, la ministre des petites, moyennes entreprise et de l'artisanat a rappelé le contexte dans lequel a été organisée cette rencontre d'affaires. «D'abord et surtout, l'impératif de diversification de la base productrice nationale où l'identification des filières porteuses, ainsi que la valorisation des chaînes de valeurs qui s'y rattachent, font l'objet d'une unanimité parmi tous les acteurs impliqués à tous les niveaux. Ensuite, la mobilisation à la hauteur des enjeux liés à la lutte contre le chômage et la pauvreté commande à la mise en œuvre de solutions appropriées, pour redonner  à ceux qui en sont victimes, une issue, un rôle, une espérance. Le concours d'idées, les thèmes et, surtout, les ateliers de créativité, d'amorçage et de balise, tout comme les rencontres individuelles visent à faire éclore l'esprit d'entreprise, la culture entrepreneuriale et managériale, afin de permettre à tous d'assurer davantage de responsabilités dans la construction économique du pays, dans le contexte des orientations stratégiques de développement du Congo durant la période de 2009 à 2016», a précisé Mme Adélaïde Mougany.
Signalons que toutes ces activités rentrent aussi dans le cadre de l'amélioration du climat des affaires dans le pays, pour le rendre plus attractif et moins contraignant. Le Congo se préoccupe d’améliorer son classement dans le rapport de «Doing business», de façon à rassurer les investisseurs et les promoteurs d’entreprises.

Pascal BIOZI KIMINOU

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