Elections sénatoriales partielles : Henri Bouka appelle les membres des bureaux de vote au strict respect de la loi et de la vérité des urnes

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Dans la perspective des élections sénatoriales partielles du dimanche 9 octobre prochain, la Conel (Commission nationale d'organisation des élections), à travers son comité technique, dirigé par Joseph Ololo, a organisé, lundi 3 octobre dernier, au siège de ladite  commission, à Brazzaville, un séminaire  de renforcement des capacités des formateurs des membres  des bureaux de  vote. L'objectif était de les mettre au parfum des enjeux électoraux, enrichir leurs connaissances sur les missions des chefs de bureaux de vote qu'ils sont appelés à former et les préparer à avoir un comportement digne de leurs responsabilités. L'ouverture de cette session s'est déroulée en présence des membres de la Conel et des six secrétaires des départements concernés par le scrutin sénatorial du 9 octobre. Ce rendez-vous était, une fois de plus, une occasion pour le président de la Conel, Henri Bouka, d'attirer l'attention des participants sur le respect scrupuleux de la loi et de la vérité des urnes.

On ne le dira jamais assez, en démocratie, le pouvoir appartient au souverain primaire qui le délègue, pendant un temps bien limité, à des représentants qu'il choisit par la voie des urnes.  De ce fait découle l'importance capitale de respecter le choix des électeurs exprimé par le bulletin de vote déposé,  régulièrement, dans l'urne. La Conel s'investit ainsi à faire prendre conscience aux différents acteurs  impliqués dans l'organisation  du vote,  de l'importance  de  ces principes de base qui  concourent à l'édification d'une bonne démocratie.
Pendant le séminaire, les participants ont été édifiés par deux thèmes particulièrement pertinents: «L'élection sénatoriale: portée politique et législative»; «Le bureau de vote: disposition du bureau de vote, fonctionnement».
Le premier thème était développé par Charles Nganfouomo, sous la modération de Germain Loubota. Le second, quant à lui, avait pour  conférenciers, Marcel Banzouzi et Armand Tsono, sous la modération de Bernard Tchicaya.
La session de formation organisée par le comité technique de la Conel a été, surtout, marquée par l'importante allocution d'ouverture du président Henri Bouka, qui a affiché sa détermination à voir le vote pour le renouvellement partiel du sénat se dérouler avec succès. Et pour  cela, il a rappelé la rigueur de la loi. «A moins de dix mois des élections législatives générales de 2012, je voudrais saisir l'occasion que me donne cette activité de formation des formateurs des membres des  bureaux de vote, pour le renouvèlement de moitié du sénat, pour faire aux membres des deux organes chargés de la gestion des processus électoraux, à savoir l'administration sous l'autorité de son chef d'une part, et  la commission nationale d'organisation des élections d'autre part, le rappel à la rigueur de la loi. La loi,  aucun organe n'a le droit de l'ignorer», a-t-il déclaré.
Conscient de ce que la paix découle, aussi, de la bonne tenue des élections, il a averti: «Le comportement  contraire vis-à-vis de la loi appliquée est à proscrire, car il conduit, fatalement, à des dérapages regrettables. Au contraire, le respect scrupuleux de la loi, son application totale et entière à l'égard de tous, avec  la rigueur souhaitée, sont, à tout point de vue,  la condition de succès des missions qui nous sont confiées en matière de préparation et d'organisation des élections politiques». Raison pour laquelle le président de la Conel a interpellé les membres des bureaux de vote, sur le sens de leur mission, même s'ils ne sont pas des professionnels en la matière. «Ce sont des citoyens ordinaires, nommés de manière ponctuelle, à l'occasion de chaque élection politique. Leur mission, vous le savez, ne dure que 11 heures de temps, de 7h du matin à 18h. Pourtant, sur eux pèse une redoutable responsabilité, celle de rendre compte, en toute loyauté, en toute impartialité, en toute sincérité et dans le respect scrupuleux de la loi, de la vérité des urnes», a-t-il indiqué.
Le président de la Conel a, également, rappelé que «la proclamation des résultats électoraux, en matière de l'élection politique, relève de la seule compétence du ministre en charge des élections. Et dans les bureaux de vote, vous n'avez que l'obligation d'afficher les résultats. C'est  vrai, vous les rendez publics dans les  formes qui conviennent. Mais, vous n'avez pas à les proclamer de manière solennelle. Cela doit être entendu, doit être dit et observer par chacun».
Pour mémoire, les sénateurs sont élus par les conseillers départementaux et municipaux. Le scrutin, indirect, repose sur un corps électoral restreint, ce qui suppose sa maîtrise facile et, donc, la manifestation véridique du choix des urnes. Les élections sénatoriales partielles du dimanche 9 octobre prochain concernent six départements: Kouilou, Pointe-Noire, Bouenza, Brazzaville, Cuvette et Sangha.

Pascal-Azad DOKO

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