11es Jeux africains : Mission accomplie, avec grand succès, par le Congo!

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Les lampions des Onzièmes jeux africains de Brazzaville, qui célébraient également le cinquantenaire de leur existence, se sont éteints, samedi 19 septembre 2015, dans la soirée, au stade de l’Unité, à Kintélé, en banlieue Nord de la capitale, après dix jours de compétitions livrées par quelque 6000 athlètes représentant 51 pays dans 22 disciplines, dont deux de démonstration (le nzango et la boxe des pharaons).

La grandiose cérémonie de clôture, sous le haut-patronage du président de la République, Denis Sassou-Nguesso, a connu la présence de trois chefs d’Etat africains: Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale), Joseph Kabila Kabange (République Démocratique du Congo), Alpha Condé (Guinée-Conakry). Il y a eu aussi les représentants des chefs d’Etat du Rwanda et du Nigeria, du vice-président de la commission de l’Union africaine ainsi que de bien d’autres personnalités du monde politique, diplomatique, sportif et culturel. Tout est bien qui finit bien! Le Congo a relevé le défi de la plus grande fête de la jeunesse africaine et le spectacle de clôture, une fresque de son et lumière, a su le traduire, malgré la tempête et la pluie qui ont failli gâcher la soirée.

Prévue à 20h, la cérémonie de clôture, au Stade de l’Unité, à Kintelé, a débuté avec près de deux heures de retard, à cause d’une tempête de sable et d’un orage inattendu. Il y en a qui ont parlé de malédiction. Quoiqu’il en soit, le public a bravé le déchaînement des éléments de la nature, en restant sur les gradins, manifestant ainsi son attachement à célébrer l’olympisme africain.
C’est donc peu avant 22h qu’ont démarré les festivités marquant la clôture des Onzièmes jeux africains, retransmises en direct dans les médias audiovisuels. Une grande scène était installée autour de l’aire de jeu, dans un décor féérique réalisé à partir des effets de lumière multicolores, de feux d’artifice, de fumigènes de différentes couleurs, etc. Des artistes s’y sont exprimés, démontrant le meilleur d’eux-mêmes, dans ce grand moment de la fête de la jeunesse africaine. Différents ballets et autres parades de majorettes s’y sont succédé, avec la diffusion, sur écran géant, des images des premiers Jeux africains de 1965, à Brazzaville, et de la richesse de la faune et de la flore congolaises. Le tout assaisonné de sonorités africaines, de la world music, dans un scénario et un enchaînement technico-artistique extraordinaire, exceptionnel et époustouflant. Le concepteur du spectacle a voulu montrer à l’Afrique et au monde un pays ayant vécu des émotions, des scènes dramatiques (pleurs, larmes et souffrances), mais aussi des succès. Les chorégraphies accomplies par les jeunes artistes ont célébré aussi quinze jours de compétition dans le fair-play.
Ce sont les étendards aux couleurs nationales et les symboles des Onzièmes Jeux africains, qui ont ouvert le bal, suivis de la démonstration des majorettes qui ont décrit, sur fond d’une musique entraînante, divers numéros annonçant des messages à l’assistance. Puis s’en est suivi le spectacle autour d’un bassin d’eau entouré de jeux de lumières appuyés par des feux d’artifice. Avant que n’apparaisse un griot qui a retracé l’historique des Jeux africains et du Congo-Brazzaville. Peu après, se sont succédé sur scène les musiques traditionnelles des douze départements du Congo.
De même, il y a eu des séquences exceptionnelles, entre autres: une scène aérienne pour imiter un originaire des zones aquatiques quittant sa pirogue, en allant au fond de l’eau par la nage. Ses mouvements du corps étaient beaux à voir. En réalité, l’homme était suspendu par des cordes en plein air.
L’interprétation d’un chant de la chorale «Les Piroguiers du Congo», par la cantatrice Abel Mona, a été suivie par le défilé des athlètes des différents pays participant aux jeux.
Le spectacle a été interrompu par le discours du ministre des sports et de l’éducation physique du Congo, président du Coja (Comité d’organisation  des jeux africains), Léon Alfred Opimbat. «Cette édition vient de marquer non seulement le cinquantenaire desdits jeux, mais également, la mise en œuvre du processus de la nouvelle architecture du sport en Afrique. Les Onzièmes jeux africains ont donc vécu dans un climat de paix, de sécurité, de sérénité qui a conduit des athlètes à des grandes performances sportives. La jeunesse sportive africaine a pleinement communié dans un esprit chevaleresque, de fair-play», a-t-il déclaré.    
Les autres phases de cette cérémonie ont été marquées par la lecture du message poignant d’Edson Arantes Do Nascimento, dit Roi Pelé, le footballeur brésilien, meilleur joueur du 20e siècle. Dans ce message adressé à la jeunesse africaine, il affirme que le but le plus important dans la vie, c’est de vivre en paix et en harmonie. Il a remercié le peuple congolais et son chef d’Etat, pour avoir reçu, affectueusement, la jeunesse africaine. Son représentant a, ensuite, remis au président Denis Sassou-Nguesso, un maillot national brésilien portant le n°10, numéro qu’il a porté durant sa fabuleuse et inégalable carrière footballistique.
Dans leur mot de remerciements, les athlètes africains ont loué l’organisation réussie des jeux. Le président Sassou-Nguesso leur a remis une boule lumineuse, pour éclairer leur avenir «toujours vers des lendemains radieux», a-t-il dit.
Après la remise, par le ministre Opimbat, du drapeau de l’Union africaine, organisatrice de ces jeux, au vice-président de la commission de cette institution, le président de la République a, officiellement, clos les Onzièmes jeux africains, suivant la formule consacrée. Il était minuit. Le spectacle a continué, après le départ des officiels, avec les orchestres de la place et bien d’autres.
Grâce à la volonté de ses dirigeants, le Congo, qui a amélioré son palmarès dans ces jeux, en glanant 31 médailles, dont 8 en or, a gravé son nom dans l’histoire du sport africain, en organisant à deux reprises, les Jeux africains.

Alain-Patrick
MASSAMBA

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