Inauguration du Complexe sportif de la Concorde : Brazzaville peut accueillir le jubilé d’or des Jeux africains

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Construit pour abriter les 11es Jeux africains qui s’ouvrent, officiellement, vendredi 4 septembre 2015, le Complexe sportif de la Concorde, érigé à Kintélé, a été inauguré, mardi 1er septembre 2015,  par le président Denis Sassou-Nguesso, dans une ambiance de fête.



C’est dans l’effervescence populaire  que le président Sassou-Nguesso a procédé à la coupure du ruban symbolique, dévoilé la plaque d’inauguration et décoré les principaux acteurs ayant réalisé le gigantesque ouvrage et participé à sa mise en oeuvre. Cette cérémonie, suivie d’un match amical de football, entre le Congo et le Ghana, a été le premier des deux tests dans le nouveau complexe sportif avant la cérémonie d’ouverture des 11es Jeux africains. Le spectacle était à la hauteur de l’événement. Et le public, estimé à 55.000 spectateurs, y a contribué avec drapeaux, vuvuzélas, écharpes, gadgets, bref, les outils du parfait supporteur.
Un complexe
sportif à la pointe de la technologie

Le ministre à la présidence, chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux Grands travaux, Jean-Jacques Bouya, a parlé de cette arène comme un enfant qu’il a vu naître, et qui est, enfin, prêt à se lancer dans la vie. Mais, l’enfant est un gigantesque ensemble, qui allie, à la fois, modernité et fonctionnalité. Mieux, c’est une merveille de l’architecture. «D’avril 2013 à juillet 2015, durant vingt-sept mois, les expertises multiples, variées et complémentaires se sont mêlées et frottées entre elles, pour inventorier les défis, les assumer et dessiner la technologie qui fait la beauté de l’œil», a commenté Jean-Jacques Bouya.
Le Congo avait vu grand. Le Complexe sportif de Kintélé, où l’essentiel des épreuves sportives des Jeux africains vont se dérouler, est composé d’un stade de football et d’athlétisme, appelé Stade de l’Unité, de 60.055 places, d’un palais des sports désigné Palais de la Fraternité, pouvant accueillir 10140 spectateurs, d’un centre nautique de 2028 places, de deux courts de tennis avec tribunes de 1000 places et de trois courts d’entraînement de tennis, de deux terrains d’entraînement de handball, de deux terrains de compétition de Beach volley, d’un terrain de football de plage, de deux terrains d’entraînement de volley-ball et d’un boulodrome.
Le grand stade de football est entièrement couvert. D’une hauteur de 50,70 mètres, l’équivalent d’un immeuble de quatorze étages, il est doté d’une arène centrale en gazon naturel, ceinturée par une piste d’athlétisme de huit couloirs, avec ses aires de lancers et de sauts, et d’une rivière pour le steeple. Il est équipé de toutes les commodités. La loge officielle est adossée à un salon d’apparat. Elle est flanquée de loges VIP. A ce stade principal, il a été adjoint un terrain annexe non couvert avec piste d’athlétisme, et un second terrain de même type, mais sans piste.  
Le palais des sports dispose d’un terrain principal et de deux terrains d’échauffement pour les sports de ballon de main, la gymnastique, le tennis de table et les sports de combat.
Le centre nautique dispose d’un bassin de compétition à côté de deux bassins en plein air, l’un pour l’échauffement, l’autre, pour le plongeon.
Le Complexe sportif de Kintélé, c’est aussi des bâtiments classiques: un hôtel d’une centaine de chambres standards, une cafétéria de 1704 places, un centre administratif et un centre Média.
Selon le ministre Bouya, «en cas d’évacuation d’urgence vers un centre hospitalier, un héliport est disponible pour recevoir tout type d’hélicoptère».  
Le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens. Au total, pour le Complexe sportif, le village des Jeux et les cinq gymnases de 3000 places, chacun, excepté celui d’Ornano (1800 places), construits à travers la ville,  et  les équipements, la facture totale s’élève à près de 510 milliards, a avancé le ministre Jean-Jacques Bouya.
Pour le ministre des sports, Léon Alfred Opimbat, grâce à  ces infrastructures, le Congo est en train de poser les bases d’une relance du sport dans le pays, qui contribueront, à plus ou moins long terme, à l’éclosion de grands champions. «Les infrastructures sont, pour l’athlète, l’élément essentiel de la construction de la performance sportive. Ces infrastructures appellent la performance», a-t-il affirmé.

Guy-Saturnin MAHOUNGOU

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