D.d.c (Dynamique pour le développement du Congo) : Armand Mpourou réclame une élection présidentielle transparente et non le dialogue

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Le comité exécutif de la D.d.c (Dynamique pour le développement du Congo), parti se disant indépendant, a tenu une session extraordinaire, jeudi 5 février 2015, à son siège, à Moungali (Brazzaville), sous le patronage de son président, Armand Mpourou. C’était pour «analyser, minutieusement, deux points à l’ordre du jour, à savoir: le dialogue national et la situation de troubles, lors des matches de football de l’équipe nationale».

Constatant qu’aucune disposition constitutionnelle ne prévoit le dialogue national et le changement de constitution, la D.d.c considère que «revoir la loi électorale et mettre une commission électorale indépendante dont les forces vives de la nation seront présentes, ne nécessite pas un dialogue». A la place, il recommande au gouvernement de préparer, à partir de mars 2015, «les conditions relatives à la mise en place d’une commission électorale indépendante ainsi que l’organisation d’un recensement administratif donnant un corps électoral fiable. Car dépasser ce délai, il sera difficile que le gouvernement puisse être en mesure de garantir une élection présidentielle libre et transparente».

Le parti d’Armand Mpourou part du constat que «le calendrier électoral est un principe constitutionnel acquis et non une initiative ou une volonté du gouvernement ni des partis politiques. Le dialogue n’a pas de fondement administratif, juridique, constitutionnel, sinon qu’un intérêt politique pour les uns et les autres… Donc, le dialogue n’est pas opportun et son impact est inapproprié avec la volonté du peuple».
La D.d.c appelle, simplement, la classe politique, la société civile et le gouvernement à «soutenir les recommandations de Dolisie, à savoir: la mise en place d’une commission électorale indépendante jouissant d’une autonomie financière, administrative et juridique». C’est pourquoi elle soutient «la volonté proclamée du chef de l’Etat, lors de son message à la Nation du 31 décembre 2014, sur le respect de l’ordre constitutionnel concernant le calendrier électoral, à savoir: 2016, pour les présidentielles et 2017, pour les législatives».
Le comité exécutif de la D.d.c a aussi analysé les troubles qui ont émaillé, dans le pays, les matches de l’équipe nationale de football, les Diables-Rouges, à la 30ème édition de la Can (Coupe d’Afrique des Nations), qui vient de se jouer en Guinée Equatoriale. Pour lui, «ce que les jeunes ont exprimé, c’est le ras-le-bol vis-à-vis d’un gouvernement qui, pendant dix-sept ans, n’a pas mis en place une politique sociale à l’endroit des jeunes et de la population, basée sur l’emploi, la santé, l’éducation et la sécurité». Pour la D.d.c, «l’opposition n’est pour rien; il n’y a eu aucune main noire, comme le pensent certaines autorités du P.c.t».
Au lieu de fustiger les autres, «le gouvernement doit revoir, au contraire, sa politique sociale et trouver des solutions pour cette jeunesse».
Pour sa part, «le P.c.t doit appliquer le principe des partis de gauche qui ont comme modèle, le libéralisme économique et non l’économie dirigée et planifiée ou palatine, c’est-à-dire une économie maîtrisée et gérée par un clan ou dynastie, au détriment des autres». «Le P.c.t devrait, d’abord, adresser un message d’apaisement à la jeunesse et au peuple congolais du genre: «Nous avons compris votre message». «Ce n’est pas la peine de tenir un discours va-t-en guerre, avec intimidation de la population, au risque de radicaliser cette jeunesse, longtemps frustrée par le manque d’une véritable politique économique et sociale. Soyons humbles, tempérés et reconnaissons nos responsabilités», conclut le comité exécutif de la D.d.c qui prévoit d’organiser une manifestation pour soutenir ses idées.

Pascal Azad DOKO

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