Commentaire : Les Congolais foncièrement attachés à la forme républicaine de l’Etat

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La République du Congo devient majeure, le 15 août 1960, lorsqu’elle accède à la souveraineté nationale. A plus d’un demi-siècle d’existence, elle a obtenu, à ce jour, neuf applications entre la constitution du 20 novembre 1958 et celle en vigueur, aujourd’hui, abstraction des actes fondamentaux qui ont rythmé le mouvement politique dans notre pays.

 

Malgré les multiples formes de régimes polititues, le Congo est resté une République. S’il a connu, dans son évolution historique, des crises politiques quelquefois très graves, aucune n’a provoqué la remise en cause du caractère républicain de l’Etat congolais, en tant que système d’organisation insti-tutionnelle. Les contradictions les plus profondes, les tensions les plus aigües, les déchirements les plus tragiques n’ont jamais, au Congo, porté atteinte au statut de République que notre nation s’est librement donné. Le Congo est une République où tous les citoyens sont égaux devant la loi. Ses ressources naturelles et son territoire appartiennent à tous les Congolais, sans exception.
L’article 2 de la Constitution du 20 janvier 2002 stipule: «Le principe de la République est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple». En outre, l’article 186, alinéa 3 précise : «La forme républicaine de l’Etat ne peut faire l’objet d’une révision constitutionnelle».
«Depuis le 28 novembre 2010, notre pays fête la journée de la République, conformément à la loi... A côté d’autres formes de régimes politiques, telles que l’Empire, le Royaume ou l’Emirat, le Congo est resté une République, c’est-à-dire un régime dans lequel le citoyen jouit des droits et libertés garantis par la Constitution, laquelle, de nos jours, demeure le meilleur instrument de mesure du degré de civilisation des sociétés organisées dans la conduite des affaires communes», avait déclaré Placide Lenga, premier président de la Cour suprême, l’année dernière, à l’occasion de l’anniversaire de la République.
Selon les constitutionnalistes, la République demeure un régime de liberté. «…Respecter la République, c’est respecter la liberté, la liberté positive, c’est-à-dire, à la fois, l’obéissance aux lois qu’on s’est données, à travers la volonté générale et la liberté politique, la liberté de l’individu, la liberté de la pensée et la liberté de la parole, toutes choses qui contribuent à structurer l’opinion publique... Comme on le constate, la liberté ne peut être que la fille de la liberté», avait insisté Placide Lenga.
Alors, fêtons cette liberté grâce surtout à l’environnement de paix, de sécurité et de stabilité dont jouit le pays, depuis qu’il a tourné les pages sombres des guerres fratricides. «Dans l’acheminement des évènements, nous avons privilégié, plutôt, le 15 août comme date, la vraie que nous avons magnifiée sur des décennies et des décennies. Nous avons, littéralement, oublié ce qui fonde la République, c’est-à-dire sa proclamation, dès 1958. Il a fallu, en quelque sorte, rattraper cette injustice de l’histoire. Parce que la République a été proclamée au temps de l’autonomie. C’est vrai que nous n’étions pas un pays indépendant; nous mouvions en quelque sorte sous la tutelle de l’ancienne puissance colonisatrice, la France. Il a fallu donc rattraper cela, pour que, chronologiquement, les choses se passent de manière hiérarchique», avait, par ailleurs, déclaré Placide Lenga. Pour lui, la commémoration de la date de proclamation de la République du Congo a permis de rattraper l’injustice de l’histoire.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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