43èmes assises de l’U.p.f à Dakar (Sénégal) : «Jeunes et médias : les défis du numérique»

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Il s’est tenu, du 19 au 23 novembre 2014, à Dakar (Sénégal), les 43èmes assises de l’U.p.f (Union internationale de la presse francophone) sur le thème: «Jeunes et médias: les défis du numérique». Ouvertes par le premier ministre sénégalais, Mohamed Ben Abdallah Dione, en présence du conseiller à la présidence, Youssou Ndour, de Hervé Bourges, représentant le secrétaire général de l’O.i.f, et de Jean Nkouchner, secrétaire général international de l’U.p.f, ces journées ont été clôturées, solennellement, par le président sénégalais, Macky Sall, samedi 22 novembre.

Après trois mandats de deux ans à la tête de l’U.p.f, le professeur marocain Abdelmounaïm Dilami a passé le témoin à Madiambal Diagne, journaliste sénégalais, directeur du groupe Avenir communication.

La journée a commencé par l’allocution d’Abdelmounaïm Dilami, président de l’U.p.f, qui a loué le fait d’être à Dakar: «Je suis heureux d’être, ici, au Sénégal, ce pays qui répond à ceux qui dénigrent l’usage du français, que cette langue est un trésor découvert dans les décombres de la colonisation. Senghor, poète moderne, a ainsi lancé un défi politique et social».
Le président sortant de l’U.p.f a poursuivi son allocution, en tirant la sonnette d’alarme sur la préférence de l’anglais dans le monde et au risque de la décadence du français: «Pour l’instant, dans mon pays, le Royaume du Maroc, 92% des parents pensent que le français est la langue de l’ascension sociale. Mais déjà, l’élite et une partie des classes moyennes a commencé à parier sur l’anglais. Or, je vois que les héritiers naturels de cette langue, les Français, se désintéressent de cet héritage. J’aimerais tant que la francophonie de France soit aussi dynamique que ces Africains qui réinventent la poésie de la langue française».
Le discours du secrétaire général de l’O.i.f, lu par Hervé Bourges, a mis l’accent sur l’histoire de la structure qui regroupe la presse franco-phone. «L’U.p.f est notre fierté commune. Née en 1951, elle est l’une des plus anciennes associations francophones du monde. Forte de plus de 2500 membres issus de tout l’espace francophone, elle reste, pour l’Organisation internationale de la francophonie, un interlocuteur privilégié, une force de réflexion, un relais médiatique irremplaçable et un précieux outil de coopération Nord-Sud», a-t-il déclaré.
Le premier ministre, Mohamed Ben Abdallah Dione, a bouclé la série des interventions de la cérémonie d’ouverture, en ouvrant, officiellement, les assises de l’U.p.f. Les travaux ont commencé, comme à l’accoutumée, par des communications présentées par d’éminentes personnalités de la profession, comme Cécile Mégie, directrice de Radio France intenationale (R.f.i), Youssou Ndour, président du groupe Futurs médias, Madiambal Diagne, journaliste directeur du groupe Avenir communication, et autres personnalités.
Au terme des travaux riches en débats, parfois assez virulents, avec des tables-rondes sur plusieurs thématiques liées aux mutations des médias (quelle économie sur le data-journalisme; nouveaux journalistes-nouvelles formations, quel avenir pour les médias traditionnels), il ressort qu’il faut revoir notre façon de traiter l’information, avec le développement à grande vitesse du numérique.
Lors de la clôture des travaux, le président Macky Sall a délaissé son discours et a préféré répondre, directement, aux questions des journalistes choisis parmi les participants. A propos de la presse écrite, il a conclu, en disant: «L’avenir du papier journal est incertain». Notons que les 43èmes assises de l’U.p.f ont connu la participation de plus de trois cents journalistes venus de 35 pays, dont la Croatie, l’Italie, la Georgie, la Vallée d’Aoste et le Vietnam. Des résolutions ont été adoptées qui seront lues au sommet des chefs d’Etat francophones, qui se tient à Dakar, du 29 au 30 novembre et auquel participe le président de la République, Denis Sassou-Nguesso, dont le pays a repositionné la candidature de Henri Lopès, au poste de secrétaire général de l’O.i.f. Les journalistes de l’U.p.f, quant à eux, ont pris rendez-vous pour l’année prochaine, bien que le pays hôte ne soit pas encore connu.

Cyr KOUTEKISSA
(A Dakar)

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