Editorial

Le prix de son obstination aveugle!

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Ce qui est révoltant, et j’aime autant le dire, c’est le fait que l’Afrique donne l’impression, par rapport à ce qui vient de se produire en Côte d’Ivoire, qu’elle manque de dirigeants qui ont un sens élevé de leur dignité et qui donnent à leurs combats politiques une connotation nationale, à l’image des héros de la résistance anticoloniale et des pères des indépendances africaines. Tel un singe qui veut mourir avec son fruit, Laurent Gbagbo a donné des dirigeants africains une image pitoyable de jusqu’au-bouttiste et de téméraire aveuglé par le pouvoir. Son camp a voulu surfer sur la vague du nationalisme africain contre un certain néocolonialisme français; il n’a fait que manifester, grotesquement, sa volonté de confiscation du pouvoir contre le sacro-saint principe démocratique de l’alternance. Non, Laurent Gbagbo n’est pas un héros africain. Il est l’archétype de ce que les dirigeants africains ne doivent pas être, si tant est qu’ils ont accepté la démocratie comme mode d’organisation, de gestion et d’accès au pouvoir.

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Lorsque l’élu devient chef de guerre…

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Faut-il croire qu’on peut acquérir, auprès de la communauté internationale, le droit de sacrifier son peuple pour conquérir le pouvoir? Ce qui est en train de se passer en Côte d’Ivoire est inédit. Le pays est plongé dans une atroce guerre civile dont on découvre déjà les horreurs, et pourtant, on continue de parler de conquête du pouvoir par le président élu et reconnu par la communauté internationale, Alassane Dramane Ouattara. Dès lors que ce dernier est tombé dans le piège d’arracher le pouvoir par les armes, en montant une milice armée appelée «forces républicaines», comme pour faire croire qu’il s’agit d’une démarche républicaine, il n’a, tout simplement, que changé de statut, en devenant chef de guerre. Par ce statut, il rejoint celui qu’il combat, Laurent Gbagbo, le président sortant, mais qui refuse, obstinément, de céder le pouvoir à l’élu reconnu par la commission électorale indépendante et par la communauté internationale.

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Les deux Congo ont intérêt à s’entendre!

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A Brazzaville, autorités politiques et observateurs étaient surpris, la semaine dernière, par la décision du gouvernement de la République Démocratique du Congo de rappeler son ambassadeur, sans en indiquer le motif. C’est, en effet, par un simple communiqué officiel, en date du 25 mars 2011, signé par le ministre des affaires étrangères, Alexis Thambwe-Mwamba, que «la République Démocratique du Congo a annoncé le rappel de son ambassadeur accrédité à Brazzaville, la diplomate Esther Kirongonzi».

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Une chute qui en dit long !

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Comme à l’accoutumée, le public sportif était convié nombreux au stade Alphonse Massamba-Débat, à Brazzaville, dimanche 27 mars dernier, en début d’après-midi, pour soutenir la sélection nationale de football, dans son derby contre son homologue du Ghana, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2012. Et le public a répondu vivement à l’appel, puisque le stade était plein à craquer. Mais, le sport, c’est le domaine, par excellence, de la compétence et, il est vrai aussi, de la chance. Des deux conditions, une seule est à la portée de l’humain: la compétence. A voir l’enthousiasme qui a régné avant la rencontre, les Congolais donnaient l’impression de croire à leurs chances de battre l’équipe ghanéenne.

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La communauté internationale est dans son rôle

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La réaction d’un ami, lecteur assidu du journal, à l’éditorial de la précédente édition m’a amené à revenir sur le  sens de la position que le journal a adoptée face aux événements libyens, particulièrement l’intervention militaire des puissances occidentales, à l’issue de la résolution 1973 du conseil de sécurité des Nations unies. 

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