Il approche

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Il n’est pas question de paniquer, mais le coronavirus approche. Il est même peut-être dans le pays, quand on voit la fragilité de notre système de défense. Des pays comme la Chine et l’Italie ont décidé des mesures drastiques pour que les foyers ne s’étendent pas. Comparées à eux, les quelques mesures que nous avons prises semblent peu conséquentes. Ou juste destinées, comme d’habitude, à rassurer en surface.

 

Mais il ne faut pas paniquer. Nous avons précisément le réconfort de ces nombreuses guérisons dans des pays qui ne sont pas forcément plus techniquement avancés que nous. Même en Afrique où la pandémie, c’est vrai, ne fait que débarquer, les signaux positifs d’un «containment» ne manquent pas. Nous sommes le continent des pandémies les plus ravageuses, notre expérience peut servir.
Et cette expérience devrait nous faire prendre le bon geste. Moins compter sur la bonne étoile de toujours qui nous fait tenir loin des graves catastrophes. Le coronavirus est une maladie à diffusion large. Nos voisins qui annoncent des cas de contamination chez eux n’ont pas forcément un profil plus particulièrement adapté pour «attirer» les virus.
Cette maladie ne choisit ni peuples ni nations. Elle ne se propage pas plus particulièrement en survolant les insouciants de toujours que nous sommes et en s’attaquant aux autres. A l’aéroport, soumettre des voyageurs en partance au contrôle et au lavement des mains, et oublier de le faire sur ceux y compris en provenance de pays affectés sous prétexte qu’il est tard, ou que des considérations de préséance peuvent jouer, est léger.
Nous devons faire face, avec rigueur et honnêteté: deux vertus qui nous oublient trop souvent quand nous ne les sollicitons pas. Ce qui nous arrive parfois du lundi au lundi, voire au mardi. Ne pas insister suffisamment sur l’obligation de se laver les mains plus fréquemment, c’est se préparer à un avenir de drames. Et comme chez nous les drames se vivent au collectif… !
Tirons, au moins, les enseignements de ce que nous voyons chez les autres et tordons le cou, résolument, aux premières niaiseries complotistes ou négationnistes qui fleurissent sur les réseaux sociaux. Non, il ne s’agit pas d’une maladie créée pour s’attaquer à une race. Non, engloutir des tonnes d’ail ne prémunit personne contre elle. Si, comme toutes les maladies, le coronavirus s’attaque aussi aux Noirs. En douter, c’est prendre le pari insensé de jongler avec des goupilles.
Albert S. MIANZOUKOUTA

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