Distinction

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

De temps en temps, l’exercice au quotidien de notre profession s’illumine d’un sourire, d’un remerciement, d’une marque d’estime. Ces instants-là sont savoureux, bien entendu, et nous ne les dédaignons pas même si nous ne vivons pas des seules quêtes de reconnaissances. C’est un bon moment qui fait passer les longues heures de recherche, de lectures et de relectures, de corrections, de vérifications et de confrontations des faits.


La semaine dernière, La Semaine Africaine a été honorée par un de ces moments. Une dizaine de journalistes, des chroniqueurs culturels, ont été gratifiés de citations à l’Ordre du dévouement. Le symbole est heureux ; il renvoie à la reconnaissance d’un travail accompli,  dans le dévouement et l’abnégation,  au point de frapper ceux qui le regardent ou le jugent.
Parmi ces journalistes a figuré un des nôtres (voir article en page 11), notre secrétaire de rédaction et Rédacteur-en-chef adjoint, mais aussi responsable de la page culturelle. Véran Carrhol Yanga, modeste comme à son accoutumée, s’est vue épinglée la distinction et nous ne pouvons bouder le plaisir de la lui voir décernée.
La distinction qui vient honorer un des nôtres est une incitation à faire dans l’impartialité que nous permettent les circonstances, un travail où il est facile de tomber dans les aprioris. Rendre compte de la culture, lire avant les autres les livres qui racontent la vie, saisir la fulgurance d’un esprit dans l’instant, un de ceux qui orientent notre vie en société, commenter ce qui n’est plus: tâche pas toujours aisée !
Surtout quand l’exercice de cette mission où on reste parfois à veiller tard les soirs de spectacles, de concerts ou de dédicaces confine à l’ingratitude de l’instant. Il faut aimer. Il faut faire aimer ! Nos amis chroniqueurs culturels n’ont certes pas la partie la plus anodine de notre travail de journalistes. Pour beaucoup, l’intrusion dans la mondanité peut même se révéler gratifiant. Mais il n’empêche que le public ne mesure pas toujours la difficulté de raconter la culture dans nos pays, toujours changeants, toujours mouvants et toujours susceptibles.
Une médaille a été accrochée au revers de veste de l’un de nous. Nous en dédions une large part aux lecteurs qui nous font l’amitié régulière de nous lire. C’est une invite à aller de l’avant, sans compromission aucune dans la voie de notre engagement non partisan.

Albert S. MIANZOUKOUTA

Informations supplémentaires