Citoyens

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Nous sommes restés absents des kiosques pendant plus de deux semaines. Nous avons été soumis à un rappel brutal de nos obligations. Comme en janvier dernier, en effet, lorsque j’ai été convoqué dans les services de la DGST, c’est toujours le vieux dossier de nos impayés de cotisations sociales qui continue de nous rattraper. Une situation qui perdure depuis des décennies, mais que les temps nouveaux remettent au gout du jour, car la crise économique et financière a besoin d’être contrée de toutes les manières possibles.

Y compris par la récupération des créances dormantes; La Semaine Africaine se l’est vue rappeler. Pourquoi pas !
Nous expliquons calmement notre situation pour qu’elle ne devienne pas l’otage des rumeurs et des dérives. Pendant plus de deux décennies, le journal ne s’est pas acquitté de ses devoirs. Nous devons à la vérité de reconnaître cette lacune. Et de promettre, même à ceux qui nous faisaient remarquer: «Mais comment ? Les bons diseurs ne seraient donc pas les bons faiseurs?!»). Oui, mea culpa, au nom de tous.
A l’issue de ma convocation de janvier à la DGST, je rappelais les impératifs bibliques de donner à qui de droit, César ou Dieu, ce qui lui revenait. La logique tient toujours. Les sommes réclamées sont au-dessus de nos moyens, certes, mais il n’a jamais été question, ni aujourd’hui ni il y a vingt ou trente ans, de nous soustraire à une telle obligation. Nous y ferons face, par petits pas. Les cotisations sociales sont une obligation, et ce n’est pas de nous le rappeler au pire moment de notre santé financière qui y changera quoi que ce soit.
Nous sommes un journal citoyen. Et cette position est largement partagée par la hiérarchie de l’Eglise catholique dont nous nous réclamons, les journalistes qui vous livrent ce journal deux fois dans la semaine et les lecteurs fidèles. Il n’est donc pas question de nous prévaloir des insuffisances d’un temps pour nous chercher des excuses. Mais il n’est pas davantage permis de croire que ce problème est celui du journal seul. Merci si, avec vos encouragements verbaux, votre sympathie et votre fidélité à nous lire, votre militance pouvait se faire plus concrète au point de saisir et de donner vie aux initiatives que nous entendons lancer l’année prochaine. Joyeuses fêtes quand-même !

Albert S. MIANZOUKOUTA

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