En panne

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L’Université publique, Marien Ngouabi, est en grève depuis trois mois. Des mois qui s’ajoutent aux perturbations de l’année académique précédente et tracent une perspective sombre pour l’ensemble des étudiants. Ils ne pourront sans doute passer leurs examens de fin d’année (2017-2018) qu’au prix de contorsions. La situation est grave et elle révèle à quel point le pays est devenu si peu soucieux de sa jeunesse. Le ministre de tutelle affirme que la paralysie est à attribuer à l’intersyndicale des enseignants.

Celle-ci réplique en affirmant que c’est le gouvernement qui porte la responsabilité du blocage. Un enseignement en dent de scie, au petit bonheur la chance, ne forme pas les meilleurs responsables de demain.
Une succession de débrayages, tantôt des étudiants, tantôt des enseignants ou de tous n’est pas une mention qualifiante. Elle n’est pas le meilleur contenu d’une carte de visite pour le futur, au contraire. Nous ne gagnons donc pas à nous installer profondément dans un conflit qui, plus que tout autre, engage l’avenir de notre jeunesse.
Le Gouvernement assure que la sortie de crise est proche. C’est un soulagement si les faits suivent les paroles. Mais que sera demain? Alors que l’Etat peine à boucler un accord programme avec le FMI dont on attend tout, est-on assuré de lancer désormais une année académique (ou même scolaire) pleine ? A l’abri des soubresauts sociaux?
Ce serait un bien pour toute la nation et une respiration assurée pour tous. Un gage aussi de sérieux et de prise en compte du vrai enjeu d’une jeunesse qui fait face par ailleurs à de trop nombreux goulots d’étranglement. Ramener la fluidité des cours dans les établissements universitaires, et ensuite assurer du travail aux jeunes formés : le Gouvernement dit vouloir faire et l’un et l’autre. Nous n’attendons que de voir !

Albert S. MIANZOUKOUTA

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