Femmes et développement

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Notre journal s’ouvre un peu plus aux femmes. A partir de ce numéro, et une fois par mois, nous vous donnerons à lire la chronique d’une femme. On ne devrait plus présenter Mambou Aimée Gnali. Mais dans un monde où les hommes tirent tout à eux par souci de pouvoir, de paraître, de dominer et de se vanter, il n’est pas inutile de rappeler que le Congo eut aussi ses femmes d’exception.

Et qu’il continue d’avoir celles qui, un jour, franchissent le rubicond et posent pour la première fois un acte ; ravissent une distinction, prononcent une phrase qui deviendra une vérité pérenne, adoptent une attitude à imiter, une responsabilité à assumer et à inciser dans le marbre du normal. Il y eut une première institutrice sans doute ; puis une première pilote, une première journaliste. Une première bachelière et une première députée aussi. Mambou Aimée Gnali s’inscrit dans ce lot.  Femme et développement sonne donc comme un espace que La Semaine Africaine ne pouvait confier qu’à une femme de conviction.
Les femmes sont la moitié du ciel, dit-on. Ici, sur terre, leur rôle n’est pas toujours mis en valeur. Dans la situation de crise que nous connaissons, peu de justice est faite à leur génie au quotidien pour faire tourner la machine. Premières levées et dernières couchées, elles sont de tous les combats et imaginent les mille et une solutions pour maintenir nos familles accablées dans le semblant de normalité qui nous fait sortir dans la rue avec le sourire, mais peut-être le ventre creux et le salaire en berne.
Notre rubrique s’écrira dans la liberté de son illustre animatrice. Nous sommes journal d’Eglise, notre ligne éditoriale va donc, toujours, dans le sens de donner plus d’humain à l’humain, de nous assurer que la dignité de l’être est le compagnon au quotidien de nos actions. Mambou Aimée Gnali écrira dans la plénitude de ses convictions que nous savons respectueuses de l’autre. Par la rubrique naissante, nous voulons célébrer la femme, lui redonner la parole : dire à nos mères, sœurs, filles et épouses ; à cette multitude de religieuses missionnaires d’hier et d’aujourd’hui, que leurs sacrifices au quotidien nous font vivre et que nous leur en sommes profondément reconnaissants. Et pas seulement le 8 mars !
Trouvez à lire en page 6, notre page Développement en couleur. Elle est d’ailleurs animée par une journaliste femme. Son complément harmonieux dans la pensée et la description des choses et des êtres sera ce que Mambou Aimée Gnali nous dira chaque mois. Nous vous en souhaitons une bonne réception. En espérant que le tout vous poussera à réagir et à alimenter plus encore nos «Points de vue», espace qui vous reste ouvert, dans l’observance de notre identité, le respect de tous et le sens de l’équilibre qui est la marque revendiquée de ce journal.

Albert S. MIANZOUKOUTA   

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