En commun

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Nous ne pouvons que nous réjouir de l’ensemble des efforts pour la protection et la valorisation des ressources de notre environnement. Cette nécessaire «mutualisation», mot à la mode, ne souligne que davantage la nécessaire prise de conscience d’ensemble sur un problème comme le changement climatique, ses causes et ses parades possibles, qui affecte tout le monde.

Avoir en partage le Bassin du Congo impose des devoirs en commun. Pas seulement des droits en commun. Et pas seulement à faire valoir en termes d’argent à exiger sous le prétexte commode de posséder le deuxième poumon à oxygène du monde. Il ne s’agit pas de rançonner la planète, mais de la sauver. C’est, nous rappelle le Pape François, notre Maison commune et il n’y en a pas une autre de rechange !
Notre destin commun dépend de comment nous saurons protéger nos forêts et préserver notre faune et notre flore. Plus que jamais, nous devons nous faire à l’idée que sauver des gorilles à Odzala n’est pas seulement affaire de gros sous à attendre des touristes, c’est aussi jouer notre propre survie. Notre développement intégral. Notre paix. La réunion de Brazzaville sur le Fonds bleu peut, dans ce sens, avoir été l’occasion de nous mettre autour de l’objectif partagé de faire vivre la Terre par la sauvegarde du Bassin du Congo, ses forêts, ses cours d’eau, ses tourbières. Mais sommes-nous conscients des devoirs que cela suppose? Ne sommes-nous pas partis pour répéter les erreurs que nous commettons chaque jour autour de nos matières premières qui enrichissent une poignée et laissent la masse croupir dans une misère crasse?
Dans ce journal, nous rendons compte de la réunion autour du Fonds bleu, c’est un minimum. Mais nous prolongerons aussi notre réflexion de journalistes en donnant la parole au prochain numéro à une consœur de la Radiotélévision nationale de la RDC. Nene Mainaza est spécialiste des questions d’environnement et répond à nos questions sur l’état environnemental de notre sous-région. Nous parlerons aussi des lacunes de nous autres, journalistes, qui ne nous pressons pas de nous mettre en réseau pour informer correctement sur la santé du Bassin du Congo. Plus que jamais nous sommes tous interpelés. Pour une fois, riches et pauvres, sommes mis au pied du mur: sauver la planète incombe à tous.

Albert S. MIANZOUKOUTA

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