Diplomaties

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Par un pur hasard, ce numéro a pu recueillir les matériaux de deux diplomaties qui se côtoient au service des populations. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, présente dans nos colonnes les fondements de la diplomatie du Congo et ses ambitions de solidarité, une valeur chrétienne, avec les situations du monde qui interpellent notre pays. Il se loue de l’action qui se mène et annonce, merci à lui, que le Congo pourrait à terme nouer des relations diplomatiques au niveau d’ambassade avec le Vatican.

Parler au monde, se parler, dialoguer : le Pape François ne cesse d’y exhorter, puisqu’un monde qui se parle est par définition un monde qui peut pacifiquement se trouver les moyens de dépasser ses incompréhensions éventuelles. C’est la planète qui y gagne.
L’autre diplomatie est justement celle qui s’occupe de la planète, celle de l’ONU. Le Coordinateur-Résident de l’ONU au Congo, M. Anthony Ohemeng-Boamah nous exprime des convictions humanistes, explique qu’elles sont nécessaires pour garder intacte la capacité à s’émouvoir devant les malheurs de l’autre et à chercher à y remédier. Il s’étonne même qu’on s’étonne de l’optimisme constant qui lui permet de garder foi en l’homme. Ce Ghanéen policé, au français parfait, se confie à nous en page 5 avec une sérénité de sage bonze.
Ces deux diplomaties ne sont pas croisées : elles se rejoignent sur un champ de bataille où se tendre la main fait partie de la panoplie des gestes humanitaires qui savent dire l’humain. Elles sont surtout «en service», autre notion que l’Eglise ne cesse de prôner.
Experte en humanité, l’Eglise est précisément en réunion à Brazzaville. Le Conseil permanent des Evêques d’Afrique Centrale est en session, pour mieux asseoir les voies de l’immanence au service de l’humain. Pas de diplomatie ici, mais l’exploration des voies pour que la Parole de Dieu gagne nos cœurs et nous transforme.

Albert S. MIANZOUKOUTA

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