Sports

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C’est sans doute un signe des temps qui changent: l’intérieur du pays nous donne à reconsidérer notre vanité de citoyens trop habitués à la facilité des exploits dans les seules villes. Avec des infrastructures de première main, appelées au moins à servir de vitrine aux yeux de l’étranger d’un jour, nous en sommes venus à intérioriser le fait que le sport aussi est d’abord la primeur des villes. Nos championnats nationaux voient se succéder les équipes championnes des villes, Brazzaville et accessoirement Pointe-Noire.

Les sports eux-mêmes ne le sont vraiment que lorsqu’ils attirent les élites des villes, et se donnent à voir à la télé, autre apanage des villes. C’est pourquoi, pendant longtemps, seul le football a été considéré comme «le» sport par excellence. Stades pimpants (mais vides), salles d’entraînement éclairées (un luxe), pistes d’athlétisme rutilantes : nous sommes en ville.
Je vous invite pourtant à scruter la mutation des temps. En football, l’équipe championne du moment et sa principale suppléante viennent du fin-fond de notre brousse. Et en athlétisme, une de nos athlètes les plus prometteuses, a le jeune âge de sa vie au bled. Et elle court pieds nus !
Leçon pour les arrogants citadins ; invite à méditer sur les temps qui ne sont pas modernes parce que touchant les villes mais la personne.

Albert S. MIANZOUKOUTA

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