ONU

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

C’est chaque année, lors de son Assemblée générale à New York, que revient la question sempiternelle sur l’utilité de l’ONU. Grandes Nations et petits pays, chacun y va de son soupir:
- parce que l’organisation n’en ferait pas assez pour éteindre les incendies qu’on prend un grand soin de pyromane à allumer chez soi ou autour de soi;
- parce qu’elle gaspille trop d’argent à chercher à résoudre des conflits (dont on tait bien volontiers les retombées en juteuses affaires)
- parce qu’elle existe et tolère que droits de l’homme et souveraineté  des Etats ne soient pas traités à l’accommodement des seules puissances nucléaires ou des seuls qui commandent, pas de leurs peuples, etc…


Ces tensions centrifuges donnent pourtant tout son sens à l’ONU: lieu de dialogue et – parfois – d’inconfort de  ceux qui voudraient que l’on fasse silence et baisse le rideau sur les répressions, les corruptions, les misères entretenues, les baillons à ceux qui voudraient parler avant le starter, ou siffler quand tout est à l’applaudissement.
L’ONU a le mérite de représenter le seul lieu au monde où l’on puisse, à défaut de dialoguer, dire son fait aux dirigeants du monde, dénoncer une vision unilatéraliste de la gouvernance, s’en prendre aux puissants, dénoncer les  conditionnalités et s’en retourner chez soi, tranquillement
Nous courons pourtant un réel risque de guerre mondiale. Les parlotes-exutoires risquent de nous faire perdre le précieux temps de la prise de conscience. Nous ne sauvons pas le monde en revendiquant un droit à «nucléariser» à notre guise, mais nous ne sauvegardons pas davantage la paix, si à le dire est une  puissance nucléaire.  De notre point de vue de petite Nation une bombe, maniée par des mains démocrates, tuent aussi horriblement qu’une autre.

Albert S. MIANZOUKOUTA

Informations supplémentaires