Vieux !

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Le journal que vous tenez en main est entré cette semaine dans sa 65è année de vie. Depuis ces premiers jours de septembre 1952 où le père Jean Legall le fonda, nous nous tenons aux côtés d’un lectorat qui a changé et muté au fil des ans. Hier nous étions presque les seuls à nous positionner comme journal d’Eglise, aujourd’hui il y a plus d’offre sur ce créneau. La notion de journal a, elle aussi muté, nos écrits pouvant se lire au loin grâce aux moyens électroniques. Hier nous étions un hebdomadaire d’Afrique centrale ; nous couvrions tous les pays de l’actuelle CEMAC.

Aujourd’hui nous sommes un bihebdomadaire congolais, mais la notion d’espace s’est élargie puisque nos lecteurs se comptent de l’Australie au Canada ; de l’Afrique du Sud à l’Ile Maurice grâce, précisément au développement des moyens de communication. Plus : raconter l’Eglise au quotidien n’est plus une exclusive. Echotiers, presse gouvernementale ou d’opposition, radios et télévisions publiques ou privées rendent compte de l’actualité de l’Eglise et personne ne s’en plaindra.
Cette diversité des moyens d’informer appelle aussi une diversité de la manière d’informer, certes. Mais elle n’établit pas forcément une hiérarchie de gérontologie. Nous ne sommes pas « vieux » parce que nous sommes les meilleurs. Mais notre ancienneté dans la région nous impose de ne pas nous complaire dans la médiocrité, la nôtre ou celle de ceux ou celles sur qui repose la destinée du Congo, notre pays.
Nous abordons les années qui viennent avec la conscience de ne pas nous contenter d’être vieux. Nous voulons aussi faire le saut de qualité qu’imposent un 21è siècle de technologies débridées, où l’interdit et le permis font jeu égal, le moral et l’immoral ont des frontières ténues, le sacré et le profane  au coude à coude à l’audimat… Nous voulons surtout dire que l’homme est appelé à la vie en plénitude – pas voué à la pauvreté et à la misère; que son destin premier n’est pas dans la satisfaction de l’instinct, ni dans l’assouvissement. Il est aussi dans la recherche de sens et dans la conscience que Dieu, qui nous a créés, nous a placés en gardiens de la Création.
Nous voulons accompagner cette vision pour les prochaines années.
Votre journal restera lui-même avec votre concours: abonnez-vous, achetez-le, lisez-le et faites-le lire. En vous invitant à participer à notre joie d’exister depuis 65 ans, nous comptons sur vous pour que La Semaine Africaine célèbre dans la même disponibilité au service de Tout l’homme son prochain – pourquoi pas ! - soixante-cinquième-anniversaire.

Albert S. MIANZOUKOUTA

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