Pourvu que le nouveau départ soit bien négocié!

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A la majorité, l’événement majeur attendu est, sans doute, le 6ème congrès extraordinaire du Parti congolais du travail. Le fait marquant est l’autodissolution des partis qui étaient jusque-là ses alliés, et qui ont décidé de s’intégrer, entièrement, au P.c.t, qui semble ainsi avoir le vent en poupe. D’autres partis seraient sur le point d’emprunter le même chemin. Mais, ce mouvement pourra-t-il aller jusqu’à bouger les lignes du paysage politique jusque-là dominé par le P.c.t, depuis la fin de la guerre de 1997?

Quand bien même l’ex-parti unique s’était débarrassé de l’idéologie qui fit son essence, il semble avoir décidé de garder, jalousement, ses symboles les plus marquants: la houe et le marteau. Rien de mieux pour incarner la classe ouvrière, comme en ex-URSS où le parti unique avait la faucille et le marteau. La refondation s’y est essayée, sans jamais réussir à obtenir sa mutation. Ce qui aurait donné plus de chance à sa volonté d’ouverture. De même, la social-démocratie est une évolution qui aurait pu inspirer l’acclimatation attendue. Et pourtant…

Le Rassemblement de la majorité présidentielle, appelé à devenir un grand parti, après avoir réussi son premier objectif (porter son candidat au sommet de l’Etat), peine à réaliser son deuxième objectif fondamental, au grand dam de certains partis membres qui voyaient en cela la meilleure manière de surpasser la situation actuelle où la famille de la majorité est composée d’une constellation de partis et d’associations. Bref, ils soutiennent le même leader, mais chacun dans sa chapelle. D’où sont venues les pesanteurs qui empêchent la réalisation de ce projet inscrit pourtant dans l’acte de naissance du R.m.p?

Le P.c.t a-t-il repris ce projet à son compte? Avec les partis qui l’intègrent, on en dirait pas moins. Son congrès extraordinaire d’ouverture se présente comme un nouveau départ. Pourvu que celui-ci soit bien négocié. Autrement, la désillusion risque d’être grande, au regard du contexte international marqué par une nette révolution des idées. Le test grandeur nature sera alors les législatives de 2012. Les élus ne seront plus le fruit de quelque combinaison que ce soit, mais ils devront bien sortir des urnes.

Joachim MBANZA

 

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