A.o.g.c (Africa oil and gas corporation) : Après dix ans de succès, le groupe va se lancer dans la conquête du continent

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Créée en 2003, l’A.o.g.c (Africa oil and gas corporation) est le premier groupe pétrolier constitué à 100% de capitaux congolais. Ce statut lui permet de projeter de mener ses activités au-delà des frontières du pays. Un rêve légitime, tant l’A.o.g.c a des ressources humaines dont l’abnégation et la créativité ne sont plus à démontrer. Un cadre luxueux pour un événement grandeur nature. C’est ce que l’on pourrait dire de la soirée du vendredi 27 décembre 2013, au restaurant Twiga, à Pointe-Noire.

En présence de nombreuses autorités locales, dont Roland Bouiti-Viaudo, député et maire de Pointe-Noire, et d’une kyrielle d’invités de marque, Pierre Narcisse Loufoua, directeur général d’A.o.g.c, et ses collaborateurs célébraient le 10ème anniversaire de la création de leur structure. Une occasion non seulement de déguster le gâteau à cinq niveaux et distinguer certaines personnalités ayant joué un rôle majeur dans l’histoire de cette entreprise, mais aussi de faire vivre au public les activités menées pendant une décennie.
À travers deux documentaires de 8 et 18 minutes, l’on a pu découvrir que l’A.o.g.c est née en janvier 2003 de la volonté créative de Denis Auguste Marie Gokana, qui voulait mettre son savoir-faire au service du développement du Congo. En faisant régulièrement des investissements et en participant aux capitaux de certaines entreprises du domaine pétrolier, l’A.o.g.c a, rapidement, intégré l’ensemble de la chaîne pétrolière congolaise par la création de cinq filiales. Grâce à A.o.g.c E&P qui opère dans l’exploration et la production d’hydrocarbures et I.t.m.s qui fait des prestations on shore et off shore (instrumentation et électricité industrielles, etc.), l’A.o.g.c s’est intégrée dans la liste des acteurs de l’amont pétrolier dans notre pays. Ce qui lui a permis, par exemple, de décrocher la concession du gisement de la Pointe indienne, premier gisement congolais en exploitation depuis 1959. Pointe-Indienne procure, actuellement, à A.o.g.c une production de 220 barils par jour, environ 80.000 par année.
Mais, A.o.g.c s’est, également, frayé une place de choix dans l’aval pétrolier du Congo. En témoignent les activités de ses trois autres filiales: G.p.l S.a (Gaz et pétrole liquéfiés, Société anonyme) avec son important parc de wagons-citernes et ses carrousels, stock, conditionne et commercialise le gaz domestique; Phénix, qui exerce les métiers de la logistique pétrolière, et Afric, qui opère dans la distribution et la commercialisation des produits pétroliers, faisant ainsi partie des six marketteurs opérant au Congo.
A.o.g.c développe ses activités, en prenant en compte les impacts environnementaux. C’est pourquoi, le groupe a équipé ses outils des dispositifs permettant, par exemple, d’éviter les émissions de gaz à effet de serre ou la pollution des nappes phréatiques. «Nous intégrons le développement durable comme une opportunité et non comme une contrainte, car il fait partie de nos stratégies, parce qu’il nous permet de diversifier nos métiers et de nous différencier de nos concurrents», a indiqué Pierre Narcisse Loufoua, dans son mot de circonstance.
Mais, en dépit de ces réussites réalisées en seulement dix ans, l’A.o.g.c voit, désormais, les choses en grand. Son ambition est d’aller à la conquête d’autres pays d’Afrique. «Cette petite société est devenue un groupe à part entière, comptant cinq filiales. Un chapitre vient de se fermer que déjà un autre s’entrouvre. Les lignes que nous allons écrire pour les années à venir peuvent se résumer en trois objectifs que le groupe poursuit. Le premier objectif, c’est déjà de se restructurer en profondeur. Au terme de cette restructuration, le groupe va offrir au public des produits innovants. Le deuxième objectif, c’est de consolider, fermement, notre position dans chacun des métiers. Nous visons compter parmi les trois premiers dans chacun de nos métiers. Le troisième objectif, c’est celui qui nous portera vers les pays de l’Afrique, à commencer par l’Afrique centrale», a encore souligné Pierre  Narcisse Loufoua. Une ambition tout à fait réaliste et, partant, légitime, tant l’A.o.g.c a déjà réussi un parcours presque sans faute au pays.  Les autres entrepreneurs congolais devraient, de ce fait, suivre son exemple, afin d’aider le Congo à atteindre son noble idéal de devenir un pays émergent à l’horizon 2025.

John NDINGA-NGOMA

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