15ème Conférence internationale et exposition sur le négoce et le financement du pétrole, du gaz et des mines en Afrique : Le projet Moho Nord développé par Total E&P Congo donné en exemple de contenu local

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La société Total E&P Congo a participé à la 15ème Conférence internationale et exposition sur le négoce et le financement du pétrole, du gaz et des mines en Afrique ou «15th Africa Oilgasmine Trade and Finance Conference and Exhibition», tenue du 4 au 6 avril 2012, au palais des congrès de  Brazzaville. Cette conférence a été organisée par le gouvernement, avec l’appui de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et de certaines sociétés pétrolières, telles que Total E&P Congo, sponsor platine de l’événement.

Les travaux ont été ouverts par Pierre Moussa, Ministre d’Etat, coordonnateur du pôle économique, Ministre de l’Economie, du plan, de l’Aménagement du territoire et de l’Intégration, représentant le Président de la République. Plusieurs membres du gouvernement étaient présents à ses côtés, dont le Ministre des Hydrocarbures André Raphaël Loemba et le Ministre des Mines et de la Géologie Pierre Oba. On comptait aussi de nombreuses hautes personnalités étrangères, telles Petko Draganov, Secrétaire général adjoint de la CNUCED, Kabine Komara, coordonnateur de la Plateforme d’Echange d’Informations sur les ressources naturelles (PEIRN), ancien premier ministre de Guinée Conakry, mais aussi certains directeurs généraux des sociétés pétrolières.
La 15ème Conférence internationale et exposition sur le négoce et le financement du pétrole, du gaz et des mines en Afrique avait comme objectif d’apporter des solutions pour une meilleure valorisation des ressources minières liquides et solides. La conférence de Brazzaville a donc réuni un réseau de plus de 600 experts comportant des représentants gouvernementaux, des agents publics, des juristes, des opérateurs économiques et des spécialistes agréés en matière d’investissements, qui ont partagé leurs expériences et leurs connaissances sur les enjeux et les meilleures pratiques dans l’exploitation et la gestion des ressources minières solides et liquides. Les travaux se sont déroulés pendant  trois jours, sous forme de sessions au cours desquelles différents sujets ont été abordés comme:
- la vision et le potentiel dans les secteurs des hydrocarbures et des mines du Congo;
- les systèmes d’information et leur valeur ajoutée;
- l’expérience dans la création et la rétention de la valeur;
- l’expérience dans l’amélioration de la valeur: technologie/infrastructure;
- les défis et les réponses dans le développement du contenu local;
- les financements et les investissements;
- les questions juridiques;
- le développement d’une industrie minière durable, etc.
Plusieurs thèmes y ont été débattus, parmi lesquels  «Développement du contenu local : le cas du projet Moho Nord» de Total E&P Congo, présenté successivement  par Dieudonné Pandi et Catherine Sanchez au cours de la session «expérience dans la création et la rétention de la valeur». Le projet Moho Nord que développe la société Total E&P Congo, se veut être une passerelle pour le développement local. A travers lui, Total E&P Congo réaffirme son engagement vis-à-vis du développement économique du Congo et fixe des objectifs ambitieux en matière de contenu local: création d’emplois; dynamisation du tissu économique local; développement des capacités humaines et entrepre-neuriales et amélioration des infrastructures.
En outre, il se caractérisera par une architecture sur mesure dans le respect de l’environnement.
Yves Duteil, Directeur du projet, a expliqué que «le projet Moho Nord est extraordinaire et passionnant. Il est question de pouvoir le mettre en œuvre, à partir du début de l’année 2013. Ce projet est encore dans la phase d’étude. Il permettra de produire près de 100 000 barils par jour, en utilisant une technologie assez particulière qui évitera le brûlage du gaz. Ces installations seront placées à 80 km au large de Pointe-Noire, à une profondeur d’eau de 1000 m. La phase de la finalisation de l’étude de ce projet va prendre fin bientôt».
«Actuellement, nous réfléchissons conjointement avec les autorités congolaises sur la meilleure manière, pour le projet Moho Nord, de générer un maximum de développement, pour les entreprises locales et d’emplois pour la population congolaise. Tout ceci dans l’optique d’orienter l’économie nationale congolaise vers une diversification. Pour rappel, le financement de ce projet est assuré par trois partenaires que sont l’Etat congolais à travers la SNPC (Société Nationale des Pétroles du Congo), Total E&P Congo et Chevron », a confié Mme Catherine Sanchez, responsable du développement du contenu local au projet Moho Nord.
A son tour, le Directeur général de Total E&P Congo, Jacques Azibert a expliqué l’implication active de son entreprise à la 15ème conférence internationale et exposition sur le négoce et le financement du pétrole, du gaz et des mines en Afrique en ces termes: «Pour nous, en tant que premier opérateur du pays dans le secteur pétrolier, avec plus de 60% de la production nationale, il était primordial que nous soyons aux côtés du Ministère des hydrocarbures. Une autre raison, est le thème principal de la conférence, qui était lié à la création de valeur et à sa rétention au sein de l’économie locale. C’est un thème qui est en train de se développer, notamment avec le projet Moho Nord. Nous essayons d’être performants pour trouver des idées qui font qu’on arrive à mettre au point un modèle, pour qu’au Congo, on puisse rapidement générer de l’entreprenariat mais aussi des activités nouvelles et pérennes. Il n’est pas question que ces actions ne soient que des feux de paille car les activités du projet ne s’arrêteront pas au bout de six mois ou un an. Il est important d’agir sur le moyen et le long terme. C’est la raison pour laquelle nous avons axé notre présentation sur notre approche du contenu local, dans laquelle nous avons proposé un modèle que l’on souhaite adopter dont les grands principes ont fait leurs preuves ailleurs, comme en Afrique du Sud. Ainsi, en coopération avec le Ministère des hydrocarbures, nous avons adapté ce modèle innovant au contexte pétrolier du Congo pour en maximiser les retombées économiques durables.
Au terme des travaux, les participants ont formulé une série de recommandations qui réaffirment et encouragent la coopération Sud/Sud dans la mise en œuvre de ces recommandations.

Philippe BANZ


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