«Le Développement est le nouveau nom de la Paix» (Pape Paul VI), 109e Journée internationale des droits de la femme : Impliquer les étudiants dans la lutte pour l’autosuffisance alimentaire

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«L’égalité pour ligne de pensée, des constructions intelligentes, le changement par l’innovation»: tel a été le thème de la 109e Journée internationale de la femme le 8 mars 2019. Au Congo, le thème choisi a été: «L’implication de la femme congolaise dans la lutte pour l’autosuffisance alimentaire des produits de base». La célébration officielle s’est déroulée à Impfondo, chef-lieu du département de la Likouala, sous le patronage de Mme Antoinette Sassou Nguesso, épouse du chef de l’Etat, accompagnée de Mme Ines Nefer Bertille Ingani, ministre de la Promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement.

 

A Brazzaville, la journée de la femme a donné lieu à une causerie-débat, sous le thème: «L’implication des étudiants congolais dans la lutte pour l’autosuffisance alimentaire des produits de base», organisée par le ministère de la Promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement. La cérémonie d’ouverture était patronnée par Macaire Batchi, directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur en présence d’Emilienne Gombouka Emboula, directrice générale de la promotion de la femme et d’Anthony Kwaku Ohemeng-Boamah, représentant-résident du PNUD, coordonnateur du système des Nations unies au Congo. Plus de 1000 étudiants ont pris part à la causerie-débat. Au nom du ministre la Promotion de la femme, Macaire Batchi a rappelé que le 8 mars de chaque année se remémorent les différentes luttes qui aboutissent en 1910 à la consécration de la Journée internationale des femmes.
Le choix de la thématique de cette année, a indiqué Macaire Batchi, a voulu traduire la volonté des Nations unies à mener une réflexion sur les moyens innovants permettant de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, notamment dans les domaines comme les systèmes de protection sociale, l’accès aux services publics et la construction d’infrastructures durables. «Les filles et les femmes doivent de plus en plus s’impliquer dans les domaines de la science, la technologie, l’ingénierie, les mathématiques, le numérique et le design, où elles restent sous-représentées», a-t-il souhaité.
 Les étudiants ont suivi diverses communications: «Les œuvres innovantes: comment utiliser de manière optimale les TIC aujourd’hui à l’Université?», développé par Noelly Oyabiki Iwandza, coordonnatrice des réseaux professionnels Dyva. Selon elle, l’usage des TIC est une porte d’entrée pour les procédures de recrutement. Les TIC, a-t-elle rappelé, permettent l’accès à des applications essentielles, dans le domaine de l’agriculture, par exemple.     
«Les étudiants congolais et la lutte pour l’autosuffisance alimentaire en denrée de base: enjeux et perspectives», a été le thème développé par Bienvenu Ntsouanva, directeur général de l’agriculture, Zère Carine Nzimba, promotrice de l’Association des femmes autochtones du Congo, Diane Mavoungou Bantsimba (entrepreneure), Dr Thérèse Massamba (entrepreneure) et Patrick Mbemba Nassalanadio, directeur général de la société EP2 AVPA. Les intervenants ont invité les jeunes à s’impliquer dans l’entreprenariat, l’agriculture et d’autres domaines. Bienvenu Ntsouanva, a énuméré quelques défis que le département de l’agriculture doit relever pour intéresser les jeunes à l’agriculture. Il s’agit de la formation dans l’entreprenariat, faire en sorte que l’agriculture soit aimée de tous et surtout par les jeunes, accompagner ces jeunes pour démarrer leurs entreprises tout en leur facilitant l’accès à la terre.
Clôturant la causerie-débat, Emilienne Gombouka Emboula a encouragé les étudiants à faire de la lutte pour l’autosuffisance alimentaire en produits de base un levier incontournable de la lutte contre la faim et pour la contribution de la sécurité alimentaire.  

A. N’K-K.