Décès à Brazzaville de Lambert Kabako : L’orchestre Les Bantous de la capitale a perdu l’un de ses piliers

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Auteur du tube «Osala ngai nini» publié en 1981 et l’un des piliers du mythique orchestre Les Bantous de la capitale, Lambert Kabako a rendu l’âme le samedi 23 juin dernier, au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville. Des suites d’une maladie. Alors qu’il a publié, récemment, «Walai», son premier album, composé de dix chansons écrites il y a plusieurs années, mais jamais publiées.


Disparu à l’âge de 70 ans, chanteur hors-pair, Lambert Kabako a fait ses premières armes dans les années 1969-1972 au sein de l’orchestre Autopsie Mélodia, auprès de son mentor, Boulhos Loupino. En 1972, justement, il voit les portes de l’orchestre Les Bantous de la capitale s’ouvrir à lui. A la suite des dissidences qui ont donné naissance aux orchestres Le Peuple et les Nzoys.
L’artiste gagne en célébrité, en 1974, avec la chanson populaire «Lokumu na PCT», en l’honneur de l’ex-parti unique et actuel parti au pouvoir, le Parti congolais du travail. Avant qu’il signe, en 1980, la chanson anthologique «Osala ngai nini», qui truste les hit-parades congolais et le fait connaître au-delà des frontières nationales.     
Le chanteur s’apprêtait à célébrer, l’année prochaine, ses 47 ans de carrière musicale et le 60e anniversaire de la fondation de l’orchestre Les Bantous de la capitale, fondé en 1969, au bar Faignond, à Poto-Poto, le troisième arrondissement de la capitale congolaise. «Nous nous préparons à fêter, avec joie, les soixante ans des Bantous de la capitale. Le programme prévoit l’arrivée de nombreux invités en provenance de l’extérieur, notamment de la République Démocratique du Congo voisine. Quelques sponsors ont annoncé leur soutien, nous montrerons, à cette occasion, que ce patrimoine national est encore plein de talents», annonçait-il, il y a quelques mois, dans une interview accordée à notre confrère Ngankama N’Siah des Dépêches de Brazzaville. Malheureusement, le destin en a décidé autrement.     
La Semaine Africaine présente ses condoléances aux Bantous de la capitale et à la famille de l’illustre disparu.
La veillée mortuaire de Lambert Kabako se tient rue Mpouya n°38, sur l’avenue de la Tsiémé, à Ouenzé, le 5e arrondissement de la capitale congolaise. La date et le lieu de son inhumation ne sont pas encore connus.
On espère qu’il aura des obsèques à la dimension de sa contribution au rayonnement de la musique congolaise.

V.C.Y.

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