Xiamen, province du Fujian, en Chine : Les journalistes africains ont effectué une visite touristique sur l’île de Gulangyu

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

En marge des formations relatives au séminaire à l’intention des personnels séniors des médias des pays africains francophones qu’organise le Ministère chinois du commerce, du 5 au 25 avril 2017, à Beijing, Pékin et Xiamen, en Chine, des journalistes africains ont effectué le 16 avril, une visite touristique sur l’île de Gulangyu, dans la ville de Xiamen, dans la province du Fujian à près de 2000 km au sud de Pékin.


En glissant à bord d’un ferry sur le fil des eaux douces de la Mer de Xiamen, les randonneurs ont pu découvrir ce que le guide Li Jian Hua a appelé «un lieu de convergence entre les civilisations occidentale et chinoise» avec cette luxuriante forêt tropicale dont le feuillage parfumé se mêlant aux toitures rayonnantes des bâtiments coloniaux et chinois, laisse entrevoir le spectacle d’un petit paradis caché aux extrémités de la Terre. Ce qui aura fait dire à Patricia Houlitianana, journaliste malgache: «Voici une autre merveille du monde».
Bien que le discours des touristes soit souvent aussi dithyrambique que celui des diplomates, la particularité de l’île de Gulangyu réside, «dans l’extraordinaire capacité des Chinois à rentabiliser leur nature et leur histoire», selon l’expression de Verran Carrhol Yanga, journaliste au bihebdomadaire La Semaine Africaine du Congo-Brazzaville. Et les chiffres en font foi. Plus de 2000 touristes visitent le sommet du Rocher du Soleil, principale attraction de la localité à raison de 95 yuans, soit environ 8360 F.CFA (traversée par ferry et accès au site) par personne par jour. Soit plus de 6 milliards de francs Cfa par année pour une petite localité de 1,8 km². Ce qui du coup constitue, selon Li Jian Hua, la principale, voire l’unique source de revenus aux quelque 20.000 habitants de Gulangyu.
Pourtant, ce n’est pas sorcier! Plutôt que de le détruire, les Chinois ont tout au long de leur histoire taillé le géant rocher (plus de 200 mètres de hauteur) de manière à faciliter la tâche aux touristes afin qu’ils savourent l’extrême félicité procurée par la Mer et l’imposante et pittoresque ossature infrastructurelle (gratte-ciels, échangeurs, bateaux, etc.) de Xiamen.
Et pourquoi pas dans certains pays africains dont le Congo-Brazzaville? Un pays où, faute de politiques touristiques concrètes, l’on peine ostensiblement à donner une valeur économique aux sites naturels tels que le magnifique massif montagneux et forestier du Mayombe, le Mont Nabemba, dans la Sangha et les Gorges de Diosso aux environs de Pointe-Noire. Comme si la nature avait eu tort de donner ses perles aux pourceaux!
Or, pour marquer un pas important vers la diversification économique restée jusqu’ici une simple mélopée incantatoire pour se consoler de la douleur causée par la chute drastique du prix des matières premières, il est grand temps d’oser franchir le Rubicon de l’aboulie touristique. Si les autres ont réussi, c’est parce qu’ils avaient auparavant osé. Sans doute avaient-ils conscience que l’échec est le challenge des hommes qui n’osent pas.

John NDINGA-NGOMA

Informations supplémentaires