Concert de Zao, à Pointe-Noire, à l’occasion de ses 35 ans de carrière musicale : L’Ancien combattant toujours fort sur le front de la musique

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Le samedi 8 avril 2017, le célèbre chanteur congolais, Casimir Zoba, dit Zao, devait donner un concert dans la salle Savorgnan De Brazza de l’I.f.c (Institut français du Congo) de Brazzaville. A l’occasion de ses 35 ans de carrière musicale. Prélude à cela, il a livré un show, le samedi 1er avril dernier, à l’I.f.c de Pointe-Noire, qui aura permis aux mélomanes de réaliser que Casimir Zoba, dit Zao, est resté sur scène aussi vivace qu’en 1982, quand il offrit à l’Humanité l’inoubliable «Ancien combattant».


Informés par le biais de nombreux canaux dont les communiqués de presse, les amoureux de la culture et de la musique ont été des centaines à faire le déplacement de l’I.f.c de Pointe-Noire. Une mobilisation tout à fait conséquente, car ils étaient venus suivre le concert de Casimir Zoba, dit Zao. Lequel célébrait, en cette soirée sabbatique, les trente-cinq ans de sa pratique de musique. Le choix de Pointe-Noire est loin d’être anodin. «Brazzaville a eu le privilège d’assister au début de ma carrière. Il fallait bien honorer d’autres villes du pays», a expliqué le chanteur.
Mais, quelle que soit la localité choisie pour abriter le concert marquant les 35 ans de musique de Zao, l’important est que Zao est resté le même sur scène depuis 1982. Alors que des mélomanes le croyaient un peu fatigué, pour avoir beaucoup travaillé et en raison de son âge (64 ans, jour pour jour, car il est né en mars 1954), Zao aura fait montre, lors de ce concert, d’une vivacité et solidité telles que l’Ancien combattant auraient eu droit à une cure de jouvence. «Ces faits et gestes (comme quand il dit marque les pas dans la célèbre chanson Ancien Combattant sont restés les mêmes. Aucune moindre trace de fatigue. Cela m’a vraiment étonnée et a déjoué le petit pessimisme que j’avais avant le concert», témoignait au lendemain du concert, la comédienne Germaine Ololo. Un avis partagé par la quasi-totalité des spectateurs, y compris de milliers d’autres qui traînaient aux alentours de l’I.f.c, faute de place dans la salle de spectacles. «Ça, franchement! C’est comme si Zao était encore jeune!», s’était exclamé un lycéen, qui a promis de s’inspirer des thèmes de Zao (conscientisation des peuples sur les fléaux), s’il fait carrière dans la musique.
Pour Zao, ce n’est pas sorcier. «Il faut une hygiène de vie appropriée: ne pas boire avant de monter sur scène, ne pas fumer,…Bref, éviter de consommer ce qui nuit à l’organisme. C’est le conseil principal que je donne aux jeunes musiciens, parce qu’après nous, c’est eux qui écriront l’histoire de la musique», a expliqué Zao. Et parmi ces jeunes ayant déjà bénéficié des conseils de leur ancien, Brice Mizingou et Lionel Kombo De Bayonne, qui ont accompagné le «Grand» Zao, ce soir-là. Et ils semblent, d’ores et déjà, marquer le pas au même rythme que leur «ancien». «Pour avoir joué avec eux, moi, personnellement, j’ai réalisé que ces jeunes étaient pétris d’inestimables talents. Ils ont de l’avenir, car parmi les qualités reconnues à un bon musicien, il y a sa capacité à s’adapter à n’importe quelle circonstance», a souligné Faustin Nsakanda, administrateur de Zao. «Je n’ai pas eu de problèmes pour exécuter mes chants, car j’ai eu de très bons accompagnateurs», a renchéri l’artiste.

John NDINGA-NGOMA

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