11e édition du Fespam (Festival panafricain de musique) : Le ministre Mottom Mamoni sollicite le financement de tous les pays africains

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Renforcer l’axe de coopération et de mobilisation de tous les Etats africains, pour la réussite de la 11è édition du Fespam qui se déroulera du 8 au 15 juillet 2017, à Brazzaville, et qui s’articulera autour des grandes activités. C’est l’objet de la rencontre que le ministre de la culture et des arts, président du comité de direction dudit festival, Léonidas Carel Mottom Mamoni, a eu, mercredi 8 février 2016, au Ministère des affaires étrangères, de la coopération, et des Congolais de l’étranger, avec les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques accrédités au Congo.

 

«22 ans après sa création, il nous semble urgent de donner un nouveau souffle au Fespam. Ce grand chantier passe, entre autres, par le renforcement de l’axe de coopération et de la mobilisation de tous les Etats africains», c’est ce qu’a déclaré le ministre Mottom Mamoni. C’est ainsi que pour la réussite de cet événement, il sollicite l’implication des ambassadeurs africains accrédités au Congo. «L’Etat congolais finance ce festival à hauteur de 90 %. Une telle situation pourrait donner à penser que le Fespam est une affaire essentiellement congolaise. Il serait donc de bon aloi que cet événement s’ouvre à tous les Etats africains, pour diversifier ses sources de revenus et atteindre un degré d’autofinancement élevé. D’où l’impérieuse nécessité d’impliquer tous les Etats membres, afin qu’ils assument leurs responsabilités, en participant et en investissant dans cette institution panafricaine», a-t-il fait savoir.
Ajoutant que, le Comité de direction du Fespam sollicite vivement l’appui des ambassadeurs, en vue de la mobilisation de tous les Etats de l’organisation panafricaine, des artistes, experts et bailleurs de fonds autour de l’organisation de la prochaine édition dont la thématique portera sur la préservation de l’environnement, préoccupation majeure de l’heure.
Lieu de rencontre et d’échanges intra-africains, a-t-il poursuivi, les éditions du Fespam contribuent à renforcer la paix, l’unité et la connaissance mutuelle entre les peuples, et à promouvoir les industries culturelles de la filière musique, véritables facteurs de développement économique. «De 1996 à 2015, dix éditions prenant en compte les quatre missions édictées par les pères-fondateurs ont été organisées. Chacune d’elles a regroupé une moyenne de plus de 3000 artistes, 300 experts, 150 journalistes nationaux et internationaux et 50 experts», a-t-il rappelé.
En somme, le ministre Mottom Mamoni, a rappelé qu’en 2017, le septième Objectif du Millénaire pour le développement relatif à la préservation de l’environnement n’a pas été atteint. Le Fespam entend s’appuyer sur la force de la musique, art qui accompagne l’être humain, de la naissance à la mort, et sur la force agissante de la solidarité africaine, pour lancer un cri d’alarme sur ce que les générations actuelles aimeraient léguer comme terre aux générations futures. «Pour lancer ce cri d’alarme, nous nous appuierons sur une espèce d’Union africaine de la culture», a-t-il renchéri.
La démarche du président du comité de direction du Fespam a rencontré l’assentiment des ambassadeurs qui ont promis s’impliquer pour sa réussite. Mme Kalzeube Neldikingar, ambassadeur du Tchad et vice-doyenne du corps diplomatique, a déclaré: «Nous apprécions votre démarche qui consiste à nous appeler, ici, pour nous livrer les informations à la source.  Nous vous rassurons que nous allons prendre nos responsabilités, pour informer nos Etats. C’est une affaire de tous et chacun doit mettre la main à la pâte pour la réussite de cet important événement».
Jacques Obindza, secrétaire général adjoint du Ministère des affaires étrangères, chef du département Afrique, et  Gervais Hugues Ondaye, commissaire général du Fespam, ont aussi pris part à la cérémonie.

Alain-Patrick
MASSAMBA

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