Convention portant protection des biens culturels en cas de conflits armés (1954) : Parlementaires, agents de la Force publique... sensibilisés

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Dans la perspective de protéger les biens culturels qui sont exposés à tous les dangers de destruction et de pillage en période de conflits armés, durant la période de 1993 à 2001, le Ministère de la culture et des arts, avec l’appui de l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture), a organisé, vendredi 9 décembre 2016, dans la salle de presse du cabinet dudit Ministère, un atelier d’information et de sensibilisation sur la convention portant protection des biens culturels en cas de conflits armés (1954).

Cet atelier visait à sensibiliser des parlementaires, des agents de la Force publique et le public sur le contenu de la convention et la prise de conscience, au niveau des différentes parties prenantes sur les enjeux de la convention, afin de justifier son processus de ratification.

L’atelier d’information et de sensibilisation a été ouvert par Mme Emma Mireille Opa Elion, directrice de cabinet du ministre de la culture et des arts. Qui avait à ses côtés Mme Ana Elisa De Santana Afonso, représentante de l’Unesco au Congo, et Mme Nicole Mantsanga Bambi, directrice des musées des monuments et sites historiques.
Au cours de l’atelier, les participants ont suivi plusieurs communications, entre autres: «La présentation de la convention de 1954: enjeux et bref aperçu»; «Etat de lieu du patrimoine national à risque de dégradation» et «Les mesures de préservation et de mise en valeur par le gouvernement». Toutes ces communications ont été suivies de débats, permettant aux participants de réfléchir sur la ratification de la convention portant protection des biens culturels.
Ouvrant les travaux, Mme Emme Mireille Opa Elion a évoqué que l’évolution sociopolitique de ces dix dernières années n’a pas été à la faveur de la paix dans le monde entier. L’Afrique, en particulier, a été un espace très effervescent où les conflits armés ont entraîné de lourdes conséquences sur tous les plans. Le gouvernement congolais, a-t-elle affirmé, dans sa politique de modernisation des infrastructures urbains, a intégré la réhabilitation de plusieurs sites et monuments historiques victimes de la barbarie humaine. «L’Unesco, après avoir constaté qu’au cours des conflits armés, le patrimoine culturel de certains pays subissait de graves dommages, a adopté, en 1954, la convention portant protection des biens culturels en cas de conflits armés. Cette convention n’a pas encore été ratifiée par notre pays», a-t-elle déclaré.
Pour Mme Ana Elisa De Santana Afonso, le patrimoine partagé au niveau national, régional ou international est ainsi le trait d’union entre le passé et l’avenir, entre les citoyens d’une nation, entre les Africains sur le continent et ceux de la diaspora. Le patrimoine culturel est donc la matière première de l’intégration régionale. «Pour soutenir les Etats membres dans la sauvegarde, la protection et la valorisation du patrimoine national sous toutes ses formes, l’Unesco a mis en place un certain nombre d’outils, notamment des instruments normatifs divers, des programmes de formation. Parmi ces outils, il sied de citer: la convention de 1954 sur la protection des biens culturels, en cas de conflit armé et celle de 1970», a-t-elle dit.
Pour Mme Nicole Mantsanga Bambi, l’atelier d’information s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités culturelles du biennium 2016-2017 appuyé par l’Unesco.
 
Aybienevie
N’KOUKA-KOUDISSA

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