Centre culturel Jean-Baptiste Tati-Loutard (Pointe-Noire) : La pièce «Le cri de l’espoir» jouée avec brio

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Dimanche 4 décembre 2016, la salle de spectacle du Centre culturel Jean-Baptiste Tati-Loutard, à Pointe-Noire, était prise d’assaut par les hommes de la culture et des arts, pour suivre la représentation de la pièce théâtrale intitulée: «Le cri de l’espoir», écrite en 1990 par le Burkinabè Jean Pierre Guingané. Mise en scène par le collectif des comédiens de l’Espace culturel Yaro, que dirige Pierre Claver Mabiala, en partenariat avec l’A.p.d.c (Association Pointe-Noire, dynamique culturelle), pendant une heure, les comédiens se sont mis en relief, à travers les paroles et mimes du contenu des six tableaux que compose la pièce.


Dans cette pièce, Zita Famoko, l’auteur, a monté un film sur les conditions de vie des laissés-pour-compte des politiques de développement du pays Ganguila dont il est citoyen. Mais comment le porter à l’écran sans argent ? Son épouse, Fatou, profitant de l’appel à candidature lancé par le ministre de la culture, dans le cadre de la Semaine nationale du cinéma, a encouragé son mari de demander une aide financière à l’Etat. Malheureusement, Zita Famoko, dont l’œuvre ne glorifie ni ne vante les actions du président-fondateur et son gouvernement, se heurte devant le directeur de cabinet du ministre de la culture qui a jugé son projet de subversif et de nuisible pour le pouvoir en place. Ce dernier lui suggère qu’avant de débloquer les fonds nécessaires, pour réaliser son rêve, de passer une nuit avec sa femme, Fatou.
Loin de baisser les bras, Zita Famoko bénéficie d’un appui financier extérieur, pour réaliser ce film, qui, Dieu merci, remporte le premier prix dans un festival du film organisé dans un pays voisin. Le chef de l’Etat de Ganguila, informé, pense qu’il faut récupérer l’artiste pour le décorer, officiellement, parce qu’il a fait honneur au pays.
Il faut souligner que dans l’entre-temps, le directeur de cabinet, qui voulait assouvir sa soif de connaître sexuellement Fatou, avait envoyé des bourreaux chez Zita Famoko, qui l’ont torturé à mort. Le jour J, le directeur de cabinet, qui a fait obstacle au projet, et a ordonné la battue, ne pouvant s’expliquer devant le ministre et le président-fondateur, a fait un A.v.c hémorragique (accident cardio vasculaire) et en est mort.
«Cette scène fiction montre à suffisance comment les artistes contribuent à l’éducation de la population. La dépravation des mœurs a pris le dessus sur le bien, tout simplement, parce que, les gens pensent que les artistes qui conscientisent, à travers leurs œuvres, sont contre les autorités et, par ricochet, leur pouvoir. Non ! Bien au contraire, ils les aident à mieux faire. Je suis reparti content, mais avec toute ma soif», a commenté Anicet Abena, spectateur.

Equateur Denis NGUIMBI

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