24e journée internationale de l’écrivain africain : Expositions-vente de livres, conférence-débat, présentation d’ouvrages étaient au menu

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La journée internationale de l’écrivain africain a été célébrée le 7 novembre 2016, sur le thème: «Paix et sécurité, rôle de l’écrivain africain». Au Congo, c’est autour des expositions-vente de livres, conférence-débat, présentation et dédicaces d’ouvrages que le Ministère de la culture et des arts a rendu hommage à ces éducateurs de la société africaine.

 

La cérémonie a été placée sous les auspices de Mme Emma Mireille Opa Elion, directrice de cabinet du ministre de la culture et des arts. Elle s’est déroulée en présence d’Eddy-Kanda Bonazebi, directeur de la promotion du livre et de la lecture publique, de Jean-Claude Ibara-Mbossa, directeur départemental du livre et de la lecture publique, de plusieurs hommes de lettres, des amoureux de la littérature et des élèves venus du Lycée de la Réconciliation et du Complexe scolaire Joseph perfection.
Le devenir politique et social de nos Etats africains, hier colonies occidentales, a été façonné par les discours des écrivains qui ont proposé à la société des modèles et des conduites à suivre, a relevé le Pr Mukala Kadima-Nzuji, éditeur congolais, lors de cette cérémonie. Avant de poursuivre:«Les écrivains africains ont essayé de prouver à l’Occident que les discours qu’ils tenaient sur l’Afrique étaient erronés. Et ils ont proposé autre chose à la place, à savoir: la mise en valeur des traditions et civilisations africaines. C’est tout cela qui a préparé les mentalités, les esprits, qui a fait que, finalement, le plus grand nombre s’est mis à réclamer l’indépendance». C’est le cas des auteurs comme Léopold Sédar Senghor avec son mouvement de la négritude, Henri Lopès, Théophile Obenga, Ahmadou Kourouma et bien d’autres sommités de la littérature africaine.
En outre, le Pr Mukala Kadima-Nzuji s’est exprimé sur l’avenir du livre face aux publications électroniques. A ce propos, il s’est dit optimiste. «C’est vrai, aujourd’hui, il y a internet, je ne pense pas que ces nouveaux médias puissent évacuer le livre. Le livre sera toujours là, parce que le rapport que l’homme a avec le livre est meilleur; quand on prend un livre entre les mains, et qu’on se mette à le lire, il y a ce contact individualisé, personnalisé qui s’établit, qui donne une sorte de plaisir qu’on n’a pas toujours quand on pianote un clavier».
Ainsi, à travers des déclamations de poèmes par les élèves, les stands littéraires, des expositions iconographiques, un vibrant hommage a été rendu aux auteurs africains d’expression française, anglaise, portugaise et espagnole. Car, «les écrivains nous permettent donc d’évacuer tout ce qui est susceptible de nuire à notre bien-être, comme des émotions négatives de ne pas nous laisser briser par les difficultés qui se dressent à nous et d’envisager le monde sous un jour radieux», a déclaré le directeur de la promotion du livre et de la lecture publique, Eddy-Kanda Bonazebi, au nom du ministre de la culture et des arts.
Par ailleurs, un écrivain congolais, Emmanuel Ngoma Nguinza, avec son œuvre romanesque, «Mvoungouti, le rêve dans la tombe», a été à l’honneur. A cet effet, l’auteur a présenté sa première publication à l’assistance, captivée par l’histoire de celle-ci. Le roman, rédigé en 113 pages, a été publié aux Editions Les Lettres mouchettées, basées à Pointe-Noire (Congo). Il relate l’histoire de la catastrophe ferroviaire du C.f.c.o (Chemin de fer Congo océan) survenue en 1991, en gare de Mvoungouti. Ce drame endeuilla plusieurs familles. Cet évènement sombre a réveillé en l’auteur la passion de l’écriture.

Esperancia
MBOSSA-OKANDZE

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