Orchestre «Bantous de la capitale» : Célio Kouka inhumé, après le grand hommage de la République

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Décédé le 20 août 2016, à l’âge de 81 ans, au C.h.u (Centre hospitalier et universitaire), à Brazzaville, à la suite d’une longue maladie, le monument de la musique congolaise, Célio Kouka (Célestin François Kouka à l’Etat-civil), a été porté en terre, le samedi 3 septembre dernier, au cimetière «Ma Campagne», à Kinsoundi, le premier arrondissement de la ville-capitale. Avant l’inhumation, un hommage mérité de la République lui a été rendu au Palais des congrès, sous le patronage du ministre d’Etat Henri Djombo, ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, en présence des corps constitués nationaux, du représentant du ministre de la culture de la République Démocratique du Congo, Cyrille Mbuwa, des promoteurs culturels, des artistes, parents, amis et connaissances du disparu, dont certains sont venus de Kinshasa.

Il a été décoré, à titre posthume, au grade d’officier dans l’Ordre du mérite congolais, par le ministre d’Etat Henri Djombo, au nom du président de la République.
Dans l’oraison funèbre, Léonidas Carel Mottom Mamoni, ministre de la culture et des arts a peint le parcours de l’artiste Célio Kouka, partant de sa naissance, ses études, sa carrière administrative, avant de louer son talent qui a-t-il rappelé, a traversé les épreuves et sa musique, les générations. «C’est sans doute au nom de cette traversée générationnelle, en naviguant  sur les souvenirs, récits et témoignages que je parlerais de Célestin Kouka. Oui, un de nos grands musiciens s’en est allé», a-t-il déclaré.
«Le nom de l’illustre disparu évoque une belle parenthèse de l’histoire musicale du Congo. Cette parenthèse de joie et d’amour, de beauté et de créativité artistique sans égal qui va de l’indépendance du pays aux années de plomb. Aux dire des aînés, il a été un des témoins privilégiés de l’histoire politique de notre pays, puisqu’il se retrouvait souvent dans les mêmes endroits d’élection festive brazzavilloise avec les grands acteurs politiques de son époque. Ainsi chaque fois que l’on évoquera le nom de Célestin Kouka, nous aurons toujours en mémoire une belle photographie culturelle et historique de Brazzaville», a-t-il pousuivi.
Parlant au nom de l’orchestre Bantous de la capitale, le président Dieudonné Loussakou a fait savoir que de son vivant, Célio a toujours donné le meilleur de lui-même. C’est à juste titre que les honneurs de la République lui ont été rendus. Célio, a-t-il regretté,  aurait encore pu continuer à  égayer ses mélomanes, si et seulement si les moyens avaient été mis pour se préoccuper de sa santé. Des témoignages ont été légion autour de l’œuvre de Célio Kouka, artiste chevronné, adulé dans les deux Congo. Entre autres, ceux faits par le ministre Alain Akouala Atipault, les artistes Lutumba Simaro, Verkys Kiamuangana, Jeannot Bobenga, Edo Ganga ont, tous, reconnu son talent d’artiste, d’encadreur et de conseiller.
Avant l’inhumation, une messe de requiem a été célébré par l’abbé Sébastien Zoubakéla, en l’église Notre-Dame du Rosaire, à Bacongo. Et, la dernière veillée funèbre de l’artiste a eu lieu, la veille, au cercle culturel Sony Labou Tansi. A cet effet, pour rendre à leur manière, un vibrant hommage à Célio Kouka, les artistes-musiciens de la vieille et de la nouvelle génération ont livré un méga-concert. C’était en présence du ministre de la culture et des arts, qui avait à ses côtés Léon Alfred Opimbat, des sports et de l’éducation physique, de Simaro Lutumba et Verkys Kiamuangana Mateta.

Alain-Patrick MASSAMBA