Coup d'oeil en biais

Grève au CHU et au CNTS: tout le monde est désemparé. Sauf le Gouvernement?

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Les travailleurs du CHU-B (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville) ont maintenu leur grève générale illimitée la semaine dernière pour exiger le paiement de trois mois d’arriérés de salaires, et menacé de supprimer le service minimum le 14 octobre si rien n’est fait pour les soulager. A cause de cela, les malades et leurs proches sont désemparés. Les agents du CNTS (Centre national de transfusion sanguine) ont débrayé avant eux, le 22 septembre. Or ils sont les garants d’un sang non contaminé. Ces derniers jours des gens ont couru à gauche et à droite  à la recherche de sang pour leurs proches malades. Et pour cause, il y aurait déjà rupture du stock de poches de sang au CHU, où on aurait par ailleurs déjà enregistré des morts il y a quelques jours. On est tenté de dire que ces deux grèves ont un arrière fond immoral, car laisser mourir des malades sous prétexte de grève, comment comprendre cela? Malheureusement, les travailleurs du CHU et du CNTS n’ont pas d’autres moyens de pression sur le Gouvernement pour faire aboutir leurs revendications. Un Gouvernement Mouamba qui donne l’impression d’avoir opté pour un profil bas par rapport à ces deux grèves qui s’ajoutent à celle des travailleurs de l’Université Marien Ngouabi.


Des déclarations fracassantes de Paul Marie Mpouélé

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Dans son journal dominical de 7h00, Radio-Congo a donné l’occasion à un jeune loup de l’opposition dite modérée, Paul Marie Mpouélé, Président du parti ‘’Les Républicains’’, membre du ROC (Rassemblement de l’Opposition congolaise), de s’exprimer sur, entre autres sujets brûlants, la situation économique et financière difficile du pays qui a contraint le Gouvernement à se tourner vers le FMI pour s’en sortir. Nous avons relevé quelques-uns de ses propos. S’agissant de l’opportunité de recourir au FMI: «Ceux qui sont responsables de la banqueroute du pays nous disent que la solution c’est aller vers le FMI. Le FMI nous donnera de l’argent mais ça sera pas une aide, ça sera un prêt et à taux d’intérêt très élevé. Vous voulez être comme le caïman qui va fuir la pluie pour plonger dans l’eau. Je m’insurge contre un éventuel prêt du FMI».  Sur la responsabilité, selon lui, du Chef de l’Etat: «J’en appelle au Président de la République, qui est le père de la Nation mais en même temps responsable de cette banqueroute à faire profil bas et à dire: ‘’Toutes les intelligences du Congo, venez! Retrouvons-nous. Comment faire pour sortir de cette situation?’’. Mais on ne peut pas, comme ça, décider et dire: nous recourons au FMI quitte à ce que nous allions demander un prêt, même si c’est 100 ans (NDLR: de remboursement) tant pis pour les générations futures. C’est gravissime!».
Sa solution pour juguler la crise financière: «On a eu des excédents budgétaires qu’on a mis dans un compte de stabilisation, il y en a qu’on a mis dans un compte pour les générations futures. Mais maintenant que la génération présente est en difficulté, on fait quoi? On prend cet argent des générations futures; on l’injecte pour éviter la crise.»
Concernant le coût réel des travaux lancés dans le cadre des municipalisations accélérées: «Nous avons demandé qu’on fasse un audit des Grands travaux et un audit des municipalisations accélérées pour qu’on voit s’il y a adéquation entre ce qui a été prévu et les dépenses qui ont été effectuées. S’il n’y a pas adéquation, que le patron de cette maison vienne répondre et que s’il y a de l’argent qui est égaré quelque part, que cet argent soit ramené au pays. Voilà notre démarche. Nous ne disons pas qu’on va s’asseoir parce que nous voulons évincer le président Sassou du pouvoir. Pas du tout»

Arrêté parce que suspecté d’avoir tué son frère d’un simple geste du doigt

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La semaine passée, un fait tout à fait insolite a mis en relief la ville de Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou. Il s’agit de la mort d’un jeune homme quelques instants seulement après que son frère aîné lui ait tout simplement pointé son doigt, témoigne-t-on. Les deux frères se querellaient, car le cadet suspectait son aîné d’être à l’origine de la mort de leur sœur des suites d’un accouchement à l’hôpital de Nkayi. Finalement, l’aîné lui a pointé son doigt, et il en serait mort subitement. A croire qu’il a un doigt-gâchette meurtrier!


Constitution de 2015 : bataille au Sénat sur la date

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Les sénateurs se sont interrogés dernièrement sur la date qu’il faut désormais retenir lorsqu’il s’agira de parler de la nouvelle Constitution. Est-ce le 25 octobre 2015, date du référendum, où le 6 novembre, date de sa promulgation par la chef de l’Etat? Pour le ministre Pierre Mabiala c’est bien la date du 25 octobre, car, «les constitutions qui prennent la voie du scrutin, prennent la date du scrutin», a-t-il expliqué, tout en se référant aux Constitutions du 15 mars 1992 et du 20 janvier 2002. Il a renvoyé, également, les sénateurs aux décisions de la Cour constitutionnelle qui, dans ses délibérations mentionne la date du 25 octobre 2015. S’opposant à ce raisonnement, Gabriel Nzambila, colonel retraité et juriste de formation pense plutôt le contraire. «Les grandes écoles de droit mettent en exergue la mise en exécution de la loi. Donc, la date de la promulgation», a-t-il précisé.  Un avis que partageait déjà l’ancien ministre de la justice Aimé Emmanuel Yoka qui, à l’époque, avait dit que la date à retenir était celle de la promulgation de la constitution. Difficile de trancher!

Les «Kadhafi» ont toujours pignon sur rue!

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La pénurie de carburant à Brazzaville fait toujours des heureux: les «Kadhafi» qui il y a quelques années étaient réduits à la clandestinité, mais travaillent depuis lors à ciel ouvert. Même leurs «persécuteurs» d’hier seraient obligés d’aller vers eux pour résoudre la question du carburant. Par exemple, pour le gas-oil, ils vendent le bidon de 25 litres à 22000 francs CFA alors que le prix homologué est 12000 francs CFA à la pompe. Mais, quel nom donné aux pompistes eux-mêmes? Certains exigent un pourboire de 1000 à 2000 voire 3000 francs CFA pour servir les clients.

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