Coup d'oeil en biais

Une attaque sanglante de ninjas n’a pas empêché la tenue des élections à Kingoué

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District frontalier du Département du Pool, par la rivière Ndouo, Kingoué (dans le Département de la Bouenza), a été victime d’une attaque surprise, samedi 15 juillet 2017, à 5h du matin, d’un groupe d’une centaine de ninjas-nsiloulous, venus, selon des témoins, du District de Kindamba, dans le Pool, et qui se seraient volatilisés dans le District voisin de Kimba, dans le même département. La Bouenza n’étant pas le terrain d’action des groupes armés proches de Ntumi, seul un détachement de l’armée était affecté au siège de la sous-préfecture de Kingoué. Samedi 15 juillet dernier, à 5h du matin, un groupe d’assaillants armés de Kalachnikov et de fusils de chasse a attaqué la sous-préfecture de Kingoué. Le détachement militaire n’étant pas en nombre suffisant, a dû replier et les ninjas en ont profité pour incendier la sous-préfecture et le commissariat de police. Ils ont pillé l’unique boutique de la localité, avant de prendre la fuite. Un capitaine et un sous-officier du détachement ont tenté de les stopper dans leur fuite, en ouvrant le feu sur eux, mais ils ont trouvé la mort dans les tirs de réplique des assaillants. Un renfort militaire envoyé dans le district, le jour même, par hélicoptère, a permis de reprendre le contrôle de la situation à Kingoué où le vote a été maintenu.


Une manifestation des étudiants tourne à la chasse à l’homme à Bacongo

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Des étudiants de la Faculté des sciences et techniques, un établissement de l’Université Marien Ngouabi situé à côté du lycée Pierre Savorgnan De Brazza, à Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville, ont été pris en chasse par la Force publique, mardi 11 juillet 2017, autour de 9h, pour avoir manifesté bruyamment dans la cour de leur établissement, exigeant l’affichage des listes de la bourse pour l’année académique 2016-2017. Comme leurs collègues de l’E.n.s (Ecole normale supérieure), il y a quelques jours, le 3 juillet, ils ont brûlé des pneus, renversé des kiosques et des hangars, avant de s’enfuir à la vue des agents de la police qui venaient pour intervenir. Certains ont été pourchassés jusqu’au marché Total, qui se trouve dans le même périmètre. La police aurait mis la main sur quelques étudiants, mais on ignore s’ils ont été libérés ou pas.  A l’Université Marien Ngouabi, l’année académique risque d’être inachevée. Déjà, les étudiants de la Faculté des lettres et des sciences humaines sont en vacances anticipées, suite aux manifestations répétées qu’ils organisent pour exiger le paiement de la  bourse.

Campagne électorale : des affiches bourrées de fautes de français

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En lisant nombre d’affiches relatives à la campagne électorale ouverte depuis plus d’une semaine, on se  rend compte qu’elles sont bourrées de fautes d’orthographe et de grammaire. Des humoristes affirment que même au Bac d’aujourd’hui, on ne ferait pas pire. Les auteurs et concepteurs de ces affiches font l’objet de moqueries, notamment sur les réseaux sociaux où les internautes s’amusent à recenser et corriger les fautes qui crèvent les yeux. Pour eux, cela traduit le manque de sérieux des candidats.
Intervenant la semaine passée sur Vox Congo, une chaîne de télévision privée, le président du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication), Philippe Mvouo, qui a remarqué également ces fautes à répétition, s’est montré sceptique sur les compétences des candidats, pour n’avoir pas vérifié ces affiches, avant d’être imprimées. Pour lui, cela nuirait au sérieux de nos élections. Le gendarme des médias s’est insurgé, également, contre ceux qui utilisent l’effigie du président de la République, ce qui est contraire à la loi, selon lui.


L’O.n.u demande la libération immédiate de trois prisonniers au Congo

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Selon R.f.i (Radio France internationale),  le groupe de travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire a épinglé le gouvernement congolais sur le cas de trois détenus arrêtés depuis 2013 et placés à la Maison d’arrêt et demandé leur libération immédiate pour diverses «violations». «Il s’agit de Jean-Claude Mbango, ancien directeur de la police du département du Pool, de Samba Mountou Loukossi, huissier de justice, et d’Ismaël Mabarry, adjudant-chef de la police.» La date de leur procès n’est pas encore fixée. Dans leur rapport, les experts de l’O.n.u disent être «gravement préoccupés» par la situation des trois hommes qui, selon eux, ont fait l’objet «de mauvais traitements, y compris des actes pouvant s’apparenter à de la torture». Ils regrettent aussi l’absence de coopération du gouvernement sur ce dossier.


Le réseau des voleurs d’antirétroviraux de la Ca.m.e.s en passe d’être démantelé

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La police n’a pas mis longtemps pour mettre la main sur les malfrats qui ont fait disparaître un lot important d’antirétroviraux, notamment, au sein de la C.a.m.e.s (Centrale d’achat des médicaments essentiels et des produits de santé). En effet, mardi 11 juillet 2017, le général Jean-François Ndengué, directeur général de la police, a présenté au ministre de la santé et de la population, Lydia Mikolo, l’auteur présumé des détournements de ces produits pharmaceutiques. Il s’agit de l’aide magasinier de la centrale, un certain Aymar Lucien, qui a avoué son acte, selon le procès-verbal lu devant la ministre. Il travaillait seul, depuis un mois, son chef hiérarchique se trouvant à Oyo. L’enquête a pu prouver qu’il avait des complices au sein des structures dispensatrices des ARV. Elle se poursuit, pour démanteler le réseau des voleurs en question.

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