Coup d'oeil en biais

Un militaire dégoupille une grenade après une dispute avec sa femme

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La scène s’est passée le samedi 3 décembre 2016, vers 21h, au quartier Petit-chose, à proximité de l’Ecole primaire 18 mars 1977, à Talangaï, le sixième arrondissement de Brazzaville. Un adjudant de la Force publique en colère, après une dispute avec sa femme qui s’est enfouie, a pris une grenade dans sa chambre et l’a dégoupillée dans la cour de leur domicile, où ils sont locataires. Heureusement, un locataire comme lui, qui avait suivi l’action, est intervenu et d’un coup de pied, a balancé la grenade qui est allée finalement échouer dans une parcelle voisine où elle a explosé, détruisant en partie une maison et quelques appareils électroniques. Dieu merci, personne n’a été touché par le projectile qui, en explosant, a assourdi le quartier comme une foudre. Le militaire, âgé de 45 ans et père de 4 enfants, décrit comme un individu très violent et irascible, a été maîtrisé et conduit au commissariat de police du quartier. Tout indique que l’infortuné voulait se suicider. On signale, par ailleurs, que ses collègues de corps militaire, informés, ont perquisitionné son domicile et récupéré un pistolet automatique, un P.m.k et d’autres grenades.

Pas d’électricité, pas d’eau, pas de gaz, pas de carburant…c’est dur, la vie à Brazzaville

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La vie quotidienne dans la capitale, Brazzaville, est un véritable parcours du combattant, pour la plupart de ses citadins et même dans les autres villes du pays. Pas d’électricité, pas d’eau courante, pas de gaz de cuisine, pas de carburant, pas de connexion Internet, tout ceci sur fond de crise financière et d’insécurité dans le Pool…D’autres difficultés s’y ajoutent bien évidemment, comme le phénomène d’érosion et d’inondation dans certains quartiers. Les faits de pénurie sont devenus si récurrents qu’ils ne préoccupent plus les pouvoirs publics. Quand il n’y a pas d’électricité, il faut seulement attendre son rétablissement. Quand il n’y a pas de gaz, il faut seulement aller s’aligner chaque jour à un dépôt de gaz jusqu’au jour où la chance vous sourira. Cela peut durer quelques heures, jours, semaines ou mois… Les Congolais sont condamnés à prendre leur mal en patience. Ça use les nerfs, mais il faut apprendre à vivre avec. On n’a pas de choix. Ceux qui ont les moyens se débrouillent à ne pas être affectés par tous ces faits de pénurie. Les artistes n’ont-ils pas chanté l’article 15? Le reste, c’est la «pouritique»!

Des bandits armés perturbent une messe de requiem à Brazzaville

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Des jeunes armés de couteaux et de bâtons ont fait irruption, subitement, dans la chapelle de la Paroisse Sainte Rita de Moukondo, située dans l’arrondissement 4 Moungali, mardi 29 novembre 2016, à Brazzaville, en pleine messe de requiem. Cela a provoqué la débandade des fidèles et obligé le prêtre officiant la messe funéraire, à l’interrompre brusquement. Heureusement, la police, alertée, est intervenue et a réussi à mettre la main sur quatre bandits qui se cachaient dans l’enceinte de la paroisse, tandis que d’autres ont pris la poudre d’escampette. Ainsi, le prêtre a pu poursuivre la messe. On apprend que les perturbateurs seraient des chargeurs de bus de transport public, qui seraient des amis du défunt. Il y a eu, finalement, plus de peur que de mal. Mais, décidemment, il y a fort à faire avec les bandits armés pour le maintien de l’ordre public.

Franck Euloge Passy enlevé à Brazzaville par des éléments d’un escadron de la mort

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Où serait passé Franck Euloge Passy, le porte-parole du C.n.r (Conseil national des républicains), le parti du pasteur Frédéric Bintsamou, dit Ntumi? Ses proches affirment qu’il a été enlevé samedi 26 novembre 2016, à 16h45, par des hommes sortis, les uns, d’un véhicule de luxe V8, les autres, d’une BJ. Ils l’ont «violenté avant de l’embarquer et le conduire dans une direction inconnue». La scène se serait passée à Mayanga, un quartier de Madibou, le huitième arrondissement de Brazzaville. Il paraît que l’infortuné venait de participer à «une réunion chez Marius Mouambénga». Rappelons que Franck Euloge Passy faisait partie de la délégation convoquée à Brazzaville, en mai dernier, par les autorités congolaises pour dialoguer sur la situation dans le Pool. Une délégation conduite par Jean-Gustave Ntondo. Celui-ci dit, d’ailleurs, lui aussi, craindre pour sa vie aujourd’hui. L’on sait qu’un militaire, le sergent Jugal Mayangui, confondu à un Ninja, a été enlevé chez lui, à Mayanga, par les mêmes éléments de l’escadron de la mort qui opère à Brazzaville. Il a été retrouvé dans un état pitoyable, avec beaucoup de plaies, après d’affreuses tortures pendant neuf jours. L’escadron de la mort semble être connu, depuis son échec au quartier Kombo, où il a tenté d’enlever également un jeune, mais a dû fuir, grâce à l’intervention de la police. Il faut craindre pour la vie de Franck Euloge Passy, qui doit être supplicié dans les locaux de cet escadron de la mort, au moment où l’on parle de lui.

Au Ministère de la santé, des directeurs généraux suspendus!

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Les réseaux sociaux rapportent une note de service signée le mardi 29 novembre 2016, par Mme Jacqueline Lydia Mikolo, la ministre de la santé et de la population. Cette note de service suspend cinq directeurs généraux par intérim. «Les intéressés sont mis à la disposition de leur établissement d’origine». Si l’on salue une décision courageuse, on relève tout de même un mystère sur les motifs de leur limogeage.

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