Coup d'oeil en biais

Des nids de poule béants dans certaines voies goudronnées de la capitale

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La bretelle goudronnée de l’avenue des seizièmes, derrière le marché du Plateau des 15 ans, donne la mesure de l’abandon de l’entretien de la voirie, dans la ville-capitale. Il suffit de se rendre, en automobile, de l’avenue des Trois Martyrs à la paroisse Jésus Ressuscité, au Plateau des 15 ans, pour voir le cratère qui se forme au croisement de la première rue goudronnée. Brazzaville a connu deux ans de municipalisation accélérée. Mais, c’était juste pour réhabiliter quelques avenues goudronnées. La ville est devenue si grande que les autorités municipales et gouvernementales peinent à en assurer l’entretien: pas de budget. La taxe de roulage a été  suspendue disparu. La société Pro-Brazza, qui promettait monts et merveilles en matière de salubrité publique, a laissé sur le carreau des centaines d’employés qui réclament, maintenant, leurs droits. Quant à la voirie, les nids de poule réapparaissent, de manière spectaculaire (avenues Lénine, Miadeka, Maya-Maya, etc.), et les réparations sont faites à pas de caméléon. Il avait fallu la visite du chef de l’Etat à la basilique Sainte-Anne, pour que la chaussée entourant le rond-point de Poto-Poto, jonchée de nids de poule, soit réparée. Si un jour le chef de l’Etat décide de se rendre au Plateau des 15 ans, en passant par l’avenue des Seizièmes, il est sûr et certain que ce spectaculaire cratère disparaîtra en une nuit.

Une pétition «sous les manteaux» à Brazzaville? On s’en fiche éperdument!

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Le président Denis Sassou Nguesso est rentré, mardi 3 mai 2011, de Rome, en Italie, où il a participé à la messe de béatification de Jean Paul II, le dimanche 1er mai. Depuis son retour, dans la capitale Brazzaville, des rumeurs rapportent que le chef de l’Etat serait rentré, précipitamment, à cause d’une pétition qui circule sous le manteau, dans laquelle une prétendue «force armée républicaine» d’un soi-disant «colonel Yves Botoka-Ebalé» exige son départ. Le printemps arabe donne, sans doute, des idées à certains citoyens qui veulent alors agir dans l’ombre, sans se dévoiler, alors que la liberté d’expression est garantie, dans le pays. Mais, la plupart des Congolais, après ce qu’ils ont vécu durant la décennie 90, redoutent que leur pays ne replonge, de nouveau, dans le chaos. Dans les milieux proches du pouvoir, on se fiche éperdument de cette prétendue pétition. Surtout, on s’étonne qu’il y ait encore des gens qui n’ont pas le courage de dire, publiquement, leurs opinions.

La société I.d.g veut ressusciter le vieux projet du barrage de Sounda

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Le Congo attire, de plus en plus, les hommes d’affaires sud-africains. Après les quatorze fermiers sud-africains regroupés au sein d’une société dénommée «Congo agriculture» et à qui le gouvernement congolais a octroyé 80.000 hectares de terre, en mars dernier, le tour est revenu, cette semaine, au groupe sud-africain I.d.g, de s’intéresser au barrage hydroélectrique de Sounda, dans le département du Kouilou. Ce groupe veut ressusciter ce vieux projet et s’est dit capable de trouver les financements nécessaires à la poursuite des travaux de construction de ce barrage, lancé par le président Fulbert Youlou, le 24 mars 1961, et repris, le 8 juin 1996, par le président Pascal Lissouba, avant qu’il ne soit de nouveau abandonné. Le régime du président Denis Sassou Nguesso n’a jamais fait de ce barrage une priorité dans sa politique énergétique. Mais, le ministre de l’énergie, Bruno Jean Richard Itoua, a toujours rêvé poursuivre ce projet. Le groupe I.d.g va-t-il relever le défi? La balle est dans le camp du gouvernement congolais.

Les enseignants d’éducation physique et sportive promettent de se faire entendre

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Si rien ne vient les en dissuader, les enseignants d’E.p.s (Education physique et sportive) non recrutés dans la fonction publique promettent d’organiser, bientôt, des sit-in périodiques et de tonitruants concerts de casseroles, devant le siège de leur Ministère de tutelle et du Ministère des finances. Ils en ont mare du non respect  du projet de décret portant leur recrutement, au titre des années 2010 et 2011. Car, depuis une année, plusieurs projets de décret les concernant sont bloqués au niveau du Ministère des finances et du budget. La menace de manifestation est contenue dans la lettre d’information publiée par leur collectif, le samedi 23 avril. Le collectif regroupe les enseignants des promotions des années 2005 et 2010, formés à l’I.s.e.p.s (Institut supérieur d’éducation physique et sportive) et à l’I.n.j.s (Institut national de la jeunesse et des sports). En tout cas, il y a, toujours, des diplômés sans emploi qui continuent leur chemin de croix, mais, de plus en plus, ceux-ci ne veulent pas se laisser faire, d’où leur menace constante d’organiser des sit-in, pour se faire entendre.

Un homme est mort dans un hôtel à Makélékélé

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Fonctionnaire, Monsieur L. était marié et père d’une petite famille. Il est mort, subitement, samedi 23 avril dernier, dans une chambre d’hôtel, vers Bifouiti, un quartier de Makélékélé, le premier arrondissement de Brazzaville. Il s’y était rendu avec une copine, après avoir rempli, normalement, sa journée de travail. Mais, dans la chambre, un peu plus tard, il aurait piqué une crise et se serait effondré. Sa copine a compris que c’était grave. Avant de filer à l’anglaise, cette dernière a appelé le personnel de l’hôtel au secours, lequel, à son tour, a alerté la police. Les agents envoyés sur place ont dû faire face à l’évidence: l’homme n’était plus en vie. Ils l’ont conduit à l’hôpital de Makélékélé, où a été fait le constat médical de sa mort, avant que le corps ne soit déposé à la morgue. Il a été inhumé, le mardi 3 mai 2011. Quant à la cause de sa mort, on parle, dans son entourage, de l’usage d’un aphrodisiaque.

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