Coup d'oeil en biais

René Serge Blanchard Oba découvre des opportunistes au sein du M.d.s

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Lors de la quatrième session ordinaire du bureau politique de son parti, le M.d.s (Mouvement pour la solidarité et le développement), René Serge Blanchard Oba s’est élevé contre le comportement opportuniste de certains cadres de son parti. «Les élus du parti ont refusé de se conformer à leur engagement de reverser 10% de leurs émoluments au parti. Il y a ceux qui sont venus pour jouir du positionnement de Monsieur Oba au sein du régime; ceux qui sont venus pour avoir un positionnement pour les scrutins à venir; (…) J’ai ma retraite à assurer, comment vais-je faire, si je ne suis pas nommé à un poste de direction, voilà ce que nous entendons, de tout temps. Il y a des moments où je me demande: qu’est-ce qui nous fait retenir», s’est-il indigné. Il n’a plus qu’à prendre son mal en patience, pour attendre de nouvelles générations d’hommes politiques, capables d’incarner les vertus d’éthique. Cela vaut pour tous les partis politiques congolais.

Un jeune homme blessé par un hippopotame au bord du Djoué, à Mayanga

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La rivière Djoué a ses légendes, solidement établies. Comme celle de l’hippopotame accusé de sorcellerie, il y a quelques années, pour avoir tué d’innocents baigneurs. Dimanche 20 mars 2011, les riverains du Djoué ont découvert un autre hippopotame, peut-être le même. Il a fait irruption, à la surprise de tous, sur les berges du Djoué, à Mayanga, en banlieue Sud de Brazzaville, et s’est jeté sur un jeune garçon de 19 ans qui faisait la lessive, le blessant à la jambe. Il l’a, ensuite, balancé contre le tronc d’un arbre. Heureusement, le jeune homme, nu comme un ver de terre, a pu s’enfuir. Direction: le domicile familial, où il a été pris pour un malade mental, avant d’expliquer sa mésaventure. L’hippopotame, quant à lui, a continué à dicter sa loi, interdisant toute présence humaine dans la zone. Et comme il fallait s’y attendre, on spécule sur la nature de ce mammifère. Avec ou sans l’autorisation des pouvoirs publics, des riverains du Djoué se proposent de l’éliminer, pour faire l’économie d’un éventuel drame.

Un motard imprudent prend un piéton de plein fouet au centre-ville de Brazzaville

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L’insouciance semble être la chose la mieux partagée chez les motards congolais. Malgré l’obligation du port de casque, les motards sur moto K.t.m, surnommée Djakarta, se plaisent à s’en passer et à rouler comme ils l’entendent, prenant des airs fanfarons. Mais, lorsque survient un accident… C’est ce qui est arrivé, mercredi 16 mars dernier, vers midi, au centre-ville de Brazzaville, sur avenue Denis Sassou Nguesso, juste en face du siège de la direction générale de la S.n.e (Société nationale d’électricité). Alors que la circulation automobile bouchonnait, un policier sur une moto Djakarta a eu le malin plaisir de rouler au milieu des deux files de véhicules, à une allure soutenue. Brusquement, un jeune piéton ayant traversé la première file de véhicules a jailli au milieu de la voie, car voulant traverser en courant. Le motard l’a pris de plein fouet. Le choc a produit un bruit assourdissant. Les deux (le motard et le piéton) sont tombés sur la chaussée goudronnée, entre les véhicules qui, heureusement, avançaient tout doucement. C’est le motard qui a eu un traumatisme important. Non seulement il saignait de la bouche, mais, encore, il était étourdi, sa tête s’étant retrouvée juste devant la roue avant d’un taxi, quand il était tombé. Ses collègues policiers ont accouru et l’ont retiré du milieu des véhicules, pour le faire asseoir au bord de la voie. Le jeune piéton s’était vite relevé et a couru pour s’asseoir au bord de la clôture de l’immeuble de la S.n.p.c, à côté de l’arrêt de bus, se tordant de douleur à l’abdomen. Un accident bête dû à l’imprudence d’un motard qui roulait au milieu de la voie. On devrait exiger le port du casque aux personnes roulant à moto.

Encore deux braconniers devant la barre

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Les braconniers se succèdent à un rythme accéléré devant la barre. Tant mieux! Deux citoyens, l’un de nationalité congolaise, l’autre, ressortissant chinois, vont comparaître devant le tribunal de grande instance de Brazzaville, à partir du 30 mars 2011. Le premier avait été appréhendé, le 11 août dernier, vers le marché de Moungali, dans le quatrième arrondissement de la ville-capitale, en possession de six pendentifs sculptés en forme d’éléphant et de trois autres en forme de dent. Quant au second, intercepté à l’aéroport international Maya-Maya, le 22 janvier dernier, il s’apprêtait à s’envoler en direction de son pays avec cinq défenses d’éléphants, quatre-vingt baguettes en ivoire, des hankos (sceaux traditionnels), trois statuettes, ainsi que de nombreux autres petits articles et des écailles de tortue. Le concours du P.a.l.f (Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage) est de beaucoup pour leur interpellation. Pourquoi la célérité avec laquelle sont présentés, devant le juge de la troisième chambre correctionnelle, ces derniers temps, ceux qui violent la loi sur la faune et les aires protégées n’est pas la même que pour les bandits armés qui tuent des innocents?

Un citoyen se plaint de l’irruption des policiers à son domicile, à 5h du matin

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La scène s’est passée le mardi 12 mars 2011, à Loua-Kibina, un quartier de l’arrondissement 1 Makélékélé, dans la banlieue Sud de Brazzaville.  Près d’une dizaine de policiers de service au commissariat de police de cet arrondissement ont fait irruption au domicile d’un citoyen, à 5h du matin, mais ils n’étaient pas munis de convocation. Tiré de son sommeil, le citoyen recherché a curieusement remarqué la présence d’un de ses cousins parmi les policiers. Prié de monter à bord de leur véhicule et conduit au commissariat de police de Makélékélé, on lui a signifié qu’il détenait un procès-verbal de conseil de famille qu’il traînait à signer. Il s’en est défendu, expliquant que les termes du procès-verbal n’étaient pas consensuels et que, par ailleurs, ledit conseil de famille n’en était pas un, puisque tenu au domicile d’un chef de quartier et en l’absence de plusieurs personnes importantes de la famille. Convaincus par sa ligne de défense, les policiers l’ont finalement relaxé et suggéré que le différend se règle en famille. Cette intervention suscite quand même des interrogations, car la loi considère le domicile comme inviolable.

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