Coup d'oeil en biais

La revendication des anciens ministres: une initiative malencontreuse ?

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Les anciens ministres, tous régimes politiques congolais confondus, ont de nouveau pignon sur rue, dans notre pays, où ils vivent, désormais, au sein d’une association. Réunis en assemblée générale, la semaine dernière, cette occasion leur a offert l’opportunité de revendiquer une meilleure prise en charge par l’Etat, de leur vie quotidienne, pour services rendus à la nation. Mais, sur Radio Liberté, au journal du lundi soir 25 avril, des auditeurs ont jugé leur initiative malencontreuse. Et si d’aventure d’anciens préfets, maires, députés, sénateurs, adjoints au maire, présidents de l’assemblée nationale et du sénat, conseillers municipaux et spéciaux, etc. revendiquent, eux aussi, un statut particulier, que deviendrait alors la République? «Ils ont fait leur temps, ils n’avaient qu’à régler les problèmes du pays pendant qu’ils étaient aux affaires», pensent certains. En tout cas, l’initiative des anciens ministres entraîne une discussion dans de nombreux milieux chez les Congolais.

Ils ne sont pas partis, les réfugiés congolais de la RDC dans la Likouala!

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Le H.c.r (Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés) envisageait de lancer, à partir du 20 avril 2011, l’opération de rapatriement des réfugiés congolais de la République Démocratique du Congo, installés dans plusieurs localités de la Likouala. Ils sont environ 120.000 ayant fui les violences inter-ethniques dans la province de l’Equateur. Seulement voilà, au dernier moment, l’opération a été ajournée. La cause de cette volte-face n’a pas été évoquée, officiellement. Il semble que nombreux de ces réfugiés ne sont pas pressés de rentrer au bercail, craignant des représailles, disent certains d’entre eux. Cela en dépit des conditions de vie, de plus en plus, difficiles et des difficultés rencontrées par le H.c.r pour les gérer. Comme quoi, le département de la Likouala reste toujours sous le poids des réfugiés congolais de R.D.C. Il faut, peut-être, de grandes précautions pour leur retour au bercail.

Morgue d’Impfondo : lorsque la tradition s’en mêle

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En dépit du fait que le bâtiment existe, la morgue d’Impfondo, le chef-lieu du département de la Likouala, n’est pas toujours équipée, alors que le matériel est déjà sur place. La cause en serait le refus de certains habitants, sous le prétexte qu’installer une morgue dans leur cité serait de mauvais augure. Ce sont les croyances traditionnelles qui engendrent le comportement de ces gens. Selon eux, avec l’ouverture prochaine de la morgue, le taux de mortalité dans la ville va augmenter. Ils ont ainsi obligé, par tous les moyens, l’entreprise chargée d’installer le matériel de la morgue de ne pas achever les travaux. Ainsi, à Impfondo, on pratique encore la méthode ancestrale de conservation des cadavres. Eh oui, comment moderniser la ville, lorsque la tradition s’en mêle?

Des édifices publics menacés par l’érosion à Mossaka

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Les habitants de Mossaka, localité du département de la Cuvette, sont inquiets pour le siège de la sous-préfecture et deux autres bâtiments en construction, dans le cadre des travaux de la municipalisation accélérée de leur département. Ces trois édifices, encore inachevés mais dont les travaux sont déjà avancés, sont menacés par les eaux du fleuve qui risquent de les engloutir. La berge n’est plus qu’à cinq mètres environ des édifices. Il est prévu la construction d’une digue, à cet endroit, mais les travaux ont été brusquement arrêtés, pour donner la priorité au quartier centre-ouest de la ville. La population stigmatise et ne comprend pas un tel choix, alors que ce quartier n’est pas en danger. Les autorités fermeront-elles, longtemps, encore l’oreille à leurs lamentations?

Un opérateur économique a disparu après avoir encaissé de l’argent pour des travaux de route

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Il y a quatre ans, le président Sassou Nguesso avait demandé à son gouvernement de procéder à un contrôle régulier, sur le terrain, pour voir si les projets financés par l’Etat sont bien réalisés. Mais, il n’est pas surprenant de constater que certains opérateurs économiques continuent de rouler l’Etat dans la farine. Ils encaissent les financements de projets, sans réaliser les travaux. C’est ce qui a été constaté encore, récemment, à Allembé, un district du département des Plateaux. La société Natalis a déserté le chantier de la route Osselé-Etiélé, alors que son patron a encaissé la coquette somme de 30 millions de francs Cfa, affirme-t-on. Depuis quatre mois, il a disparu et se pavanerait même dans les rues de la capitale. C’est le triste constat fait par les habitants du district d’Allembé et leur député. Vérification faite, l’opérateur économique ne disposerait que de 25 machettes, 25 pioches, 2 tonnes de ciment, 400 fers de 8, 300 fers de 10, etc. Tout cela est dérisoire, pour une entreprise de travaux publics. L’amateurisme de l’entreprise étant avéré, le député d’Allembé est prêt à porter plainte en justice, contre l’opérateur économique concerné. Mais, dans l’opinion, on ne se fait pas d’illusion. Le cas du patron de la société Natalis est, peut-être, la preuve que l’impunité a encore de beaux jours dans le pays.

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