Coup d'oeil en biais

Pour André Okombi-Salissa, il doit sa vie à des amis au sein du pouvoir

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Dans le magazine Afrique Education du mois de décembre 2016, André Okombi-Salissa, le président de la C.a.d.d qui vit aujourd’hui caché, raconte comment il aurait échappé à une arrestation, au plus fort moment de la crise post-électorale. «Dès  le 4 avril 2016, ma résidence avait été prise d’assaut par des agents en uniforme et en armes qui, ne m’ayant pas trouvé, ont tout détruit. Des heures avant, des amis  au sein du pouvoir avaient cru bon de me sauver la vie et m’avaient signalé l’imminence d’une atteinte à mon intégrité physique. J’ai pris des précautions, je leur dois d’être en vie. De nombreux Congolais sont morts, en octobre 2015, dans le silence. Des centaines de dépouilles n’ont pas été remises aux familles, pour dissimuler le crime. J’espère que cela intéressera, un jour, la justice congolaise», explique «Tout Bouge», dans cette interview.

Des véhicules du pasteur Ntumi saisis et placés en fourrière à Brazzaville

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Au moins trois véhicules appartenant à Frédéric Bintsamou, ancien délégué général, ont été saisis par la Force publique, durant ses opérations dans le département du Pool, et placés en fourrière à Brazzaville, depuis le mois de novembre dernier. Il s’agit de véhicules 4x4, dont un Hummer de couleur marron, une Toyota double-cabine de couleur gris foncé et d’une Prado de couleur blanche. Encore toute neuve et blindée, la Toyota Prado, véhicule qui lui était doté officiellement, a été découverte à Kinkala, grâce au signalement de la population. Elle était cachée sous des bananiers par le chauffeur du pasteur Ntumi qui passait ses jours en forêt et qui ne revenait chez lui à Kinkala que la nuit, pour dormir, avec la complicité de sa femme. Il y avait quelques armes de guerre, notamment des Kalachnikov, à l’intérieur. Seule, la femme du chauffeur, répondant au prénom de Blandine, trouvée sur place, a été arrêtée. Le chauffeur passant ses journées en forêt a échappé à la Force publique. La Toyota immatriculée 512JPQ4 a été tractée jusqu’à Brazzaville où elle a été placée en fourrière. Sous le coup d’un mandat d’arrêt, Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi, court toujours dans le Pool, où ses hommes, les ninjas-nsiloulou se livrent à des actions criminelles de destruction de ponts, d’incendie de véhicules de commerçants et à des exactions sur les populations.

L’arrestation d’un jeune à Mayanga, au Sud de Brazzaville, crée la psychose dans le quartier

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A Mayanga, un quartier de Madibou, le huitième arrondissement de Brazzaville, les gens vivent dans la psychose, à cause des rumeurs alarmantes d’enlèvements, depuis l’intensification de la crise du Pool. Le mercredi 7 décembre 2016, vers 19h, un jeune homme portant une casquette a été interpellé par des policiers et conduit à une destination inconnue. Il venait de descendre, à peine, d’un bus de la S.t.p.u (Société des transports publics urbains), avec d’autres passagers, à l’arrêt «B 52». Des hommes en uniforme lui ont demandé de monter dans leur véhicule, sans qu’on lui explique le motif, selon des témoins. Impuissant, l’infortuné s’est exécuté. Il a eu tout juste le temps de donner, discrètement, son téléphone à un homme qu’il connaît bien, afin d’informer, éventuellement, ses proches. C’est sous les huées de la foule que le véhicule et ses occupants ont disparu dans la nature. L’on sait que la Force publique procède à des interpellations, ces derniers temps. Mais, en principe, elles doivent se faire dans les règles de l’art, pour éviter les abus. L’article 11 de la nouvelle Constitution stipule: «Toute personne arrêtée est informée du motif de son arrestation et de ses droits dans une langue qu’elle comprend. Tout acte de torture, tout traitement cruel, inhumain ou dégradant est interdit. Le pouvoir judiciaire, gardien des libertés individuelles, assure le respect de ce principe dans les conditions fixées par la loi». Or, ces arrestations anonymes, même dans le cas de ce qui se passe dans le Pool, peuvent occasionner des abus que les autorités ne contrôlent pas. Quand on interpelle un citoyen recherché, on demande son identité, pour s’assurer que c’est la personne recherchée et le lieu où il est détenu est communiqué à ses proches, pour faire le suivi. Or, telles que les choses se déroulent, les populations qui ne comprennent pas ce qui se passe sont dans l’émoi.

La recrudescence des braquages à Pointe-Noire appelle l’opération «Uppercut plus»

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A la veille des fêtes de fin et de début d’année, on observe une recrudescence de braquages dans la ville océane. En tout cas, il ne se passe pas un jour sans qu’on ne signale un cas de braquage perpétré, pour la plupart, par les hommes en arme et cagoulés. Le 20 novembre dernier, alors qu’il rentrait de son service, à 21h, un journaliste de Radio Pointe-Noire a été pris en sandwich par quatre hommes en uniforme, au quartier Movis, avenue Jean-Pierre Thystère-Tchicaya. Tout lui a été ravi. Longer nuitamment le cimetière municipal Mongo-Kamba, entre l’ex-usine Trabec et le rond-point Thystère, comporte beaucoup de risques d’insécurité. A titre d’illustration, samedi 3 décembre 2016, une femme portant son bébé au dos a vu son sac emporté. Le fugitif est entré dans les cimetières. Malgré les cris de détresse, personne n’est venu à sa rescousse. Plusieurs cas du même genre sont signalés dans cette zone. Au quartier Foucks, deux hommes armés et cagoulés ont fait irruption dans une maison, vers l’Eglise évangélique du Congo. Le couple qui y vit n’a eu la vie sauve que moyennant l’argent, les téléphones portables et l’écran plasma. Toujours à Foucks, la même nuit, le supermarché situé non loin du bar «La cloche» était visité par les braqueurs. Argent et plusieurs objets de valeur ont été emportés. Le dernier acte est celui qui s’est produit, mardi 6 décembre 2016, au marché Fond Tié-Tié, quand des bandits, appelés «Bébés noirs», ont semé la panique, en plein jour, sans être inquiétés. En tout cas, il est souhaitable que la Police lance, déjà, son opération «uppercut plus», dans la capitale économique, pour mettre les bandits et voleurs armés hors d’état de nuire, et permettre aux populations de passer les fêtes de fin d’année et de nouvel an dans la quiétude.

Portugal: une enquête judiciaire qui aurait des ramifications au Congo

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Une enquête du quotidien français, «Le Monde», datée du vendredi 2 décembre 2016, sur les biens mal acquis, au Portugal, fait état de l’inculpation de José Roberto Colnaghi, président de la société brésilienne Asperbras, à Lisbonne (Portugal), pour «corruption» et «blanchiment d’argent», en raison des contrats très lucratifs signés en République du Congo. Avant lui, plusieurs têtes de ladite entreprise impliquées dans des marchés dans notre pays étaient déjà tombées dans le filet de la justice, notamment José Veiga, le «Monsieur Afrique» portugais, longtemps basé à Brazzaville, qui a même acquis la nationalité congolaise. Dans cette affaire, l’ancien ministre congolais des finances y est cité, pour avoir bénéficié «de la générosité de la firme brésilienne», selon les éléments recueillis par les autorités portugaises. De l’argent en liquide aurait été trouvé, après une perquisition, dans une résidence que le groupe brésilien aurait mise à sa disposition. Contacté par le journal «Le Monde», l’entourage du ministre Gilbert Ondongo, se référant à l’argent liquide, juge qu’il est «fantaisiste d’imaginer que ces fonds, trouvés dans un lieu ne lui appartenant pas, aient un quelconque lien avec le ministre», tout en refusant de se prononcer sur les autres découvertes des autorités portugaises.

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