Coup d'oeil en biais

Innovation dans la délivrance des diplômes de l’enseignement du cycle secondaire

Note utilisateur:  / 0

Un vent de réformes souffle sur le Ministère de l’enseignement primaire et secondaire, chargé de l’alphabétisation. Il y a quelques semaines, la ministre Rosalie Kama Niamayoua annonçait la suppression des épreuves orales au baccalauréat, à compter de cette année scolaire. Une façon de mettre un terme à la corruption, qui régnait dans cette épreuve. Madame Kama vient d’annoncer une innovation dans la délivrance des diplômes: les élèves retireront, désormais, les diplômes dans leurs établissements respectifs et non plus à la D.e.c.s (Direction des examens et concours du secondaire), excepté les élèves de l’intérieur du pays. Le retrait est, en outre, gratuit. Une façon de décentraliser la délivrance des diplômes et d’éviter les délais qui étaient trop longs à la D.e.c.s.

A Kinsoundi, la population réclame la tête du commissaire de police

Note utilisateur:  / 0

Il y avait effervescence à Kinsoundi, un quartier de Makélékélé, le premier arrondissement de Brazzaville, vendredi 11 novembre 2011. Une foule, avec pierres et cailloux, s’était amassée devant le commissariat de police du quartier, pour réclamer la tête du commissaire de police de ce poste. La veille, un braquage a eu lieu dans une boutique tenue par un ressortissant ouest-africain. Les malfrats auraient emporté au moins un million de francs Cfa. Les agents de police, informés au moment où les malfrats opéraient, n’auraient pas daigné bouger de leur bureau. La population a considéré cette attitude comme une complicité tacite. Et comme ces derniers temps, les commerçants et les vendeurs sont victimes de tracasseries policières, la réaction de la population ne s’est pas fait attendre. Boutiques et échoppes étaient fermées. Une marche a été organisée en direction du commissariat de police, qui a reçu une pluie de pierres et de cailloux. Le commissaire de police s’y trouvait encore, tandis que ses subalternes avaient déjà déserté les lieux. Il a fallu l’intervention de la Bac (Brigade anticriminalité), du Comus (Commandement des unités spécialisées) et des éléments de la gendarmerie, qui ont usé de gaz lacrymogènes, pour disperser les manifestants et exfiltrer le commissaire. La population exige un nouveau commissaire de police.

Lutte contre les itinéraires raccourcis: la machine s’emballe-t-elle?

Note utilisateur:  / 0

Les autorités municipales de Brazzaville veulent tordre le cou à la pratique des itinéraires raccourcis, appelée «demi-terrain»,  dans le transport public, Depuis lundi 14 novembre 2011, elles ont mis à contribution la police et le syndicat des transporteurs, qui  ont engagé la lutte contre la pratique des «demi-terrains», dans le transport en commun. Les contrôleurs et chauffeurs de minibus qui ne respecteront pas les itinéraires indiqués sur la plaque de ligne seront interpellés et soumis au paiement d’une amende de 50.000 francs Cfa. Des équipes de la police sont, donc, mobilisées pour cette opération, en vue d’éradiquer le phénomène de demi-terrain. Réussiront-elles, cette fois-ci, quand on sait que les précédentes opérations ont, toujours, été comme cautère sur une jambe de bois? Qui vivra, saura!

Le saviez-vous? Un écolier nonagénaire au Nigeria!

Note utilisateur:  / 0

Le bulletin paroissial Le Ressuscité rapporte que le plus vieil écolier africain et, certainement, aussi, du monde, est un Nigérian. Polygame, six enfants, il est âgé de 90 ans! C’est un agriculteur jamais sorti de son village natal. Issu d’une famille pauvre, ses parents ne l’ont pas mis à l’école. L’Etat lui a accordé une bourse de 100 dollars pour l’encourager et soutenir son entreprise. Que pensent de lui ses jeunes collègues de classe? Ils l’ont chaleureusement accueilli, malgré ses cheveux blancs. L’élève nonagénaire a juré prendre sa revanche sur le destin. Il ne s’endormira pas sans avoir réussi à lire et à écrire… Sacré nonagénaire! Une façon de tordre le cou à l’analphabétisme. Comme quoi, il n’est pas trop tard pour apprendre à lire et à écrire! Et si tous les pépés africains lui emboîtaient le pas? L’analphabétisme serait, sûrement, vaincu.

A terre, une partie du mur d’enceinte du Centre de santé intégré de Mfilou

Note utilisateur:  / 0

En juillet dernier, un journal de la place avait parlé de l’érosion qui menaçait, au galop, comme on dit, le mur d’enceinte de l’unique structure de santé de Mfilou, le C.s.i (Centre de santé intégré), situé au quartier Kibouendé, dans le septième arrondissement de Brazzaville. Eh bien, ce qu’on craignait s’est, finalement, produit. En effet, régulièrement attaquée par l’érosion, une partie de ce mur s’est écroulée à la suite des grandes pluies de ces derniers jours, dans la ville-capitale. Si l’on n’y prend garde, le ravin qui a englouti ce mur pourrait s’attaquer, désormais, aux bâtiments du centre de santé intégré et, peut-être, à tout le quartier. Le ravin, qui existe depuis 12 ans,  est parti d’un tronçon de l’ancienne route de Mayité, qui reliait  la mairie de Mfilou et le marché du quartier La Frontière. Attendra-t-on encore longtemps avant de le combattre?

Informations supplémentaires