Coup d'oeil en biais

La circulation automobile en difficulté à cause de l’ensablement des routes

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La saison des pluies apporte, chaque année, son lot de malheurs dans le pays. A Brazzaville, il n’y a pas que les habitants de certains quartiers (de Makélékélé, Mfilou, Moungali, Ouenzé, Talangaï et Mpila) qui voient leurs maisons être inondées ou ensablées. Les routes aussi sont, parfois, coupées, inondées ou ensablées. C’est le cas, cette semaine, de la route nationale n°2, à hauteur du poste de police de Massengo. Sur près de cinq cents mètres, le sable a envahi la chaussée et le bitume ne se fait même plus voir. Les transporteurs en commun ont du mal à desservir les quartiers de la banlieue Nord de Brazzaville. Ce phénomène s’est aussi produit sur la route Nkombo-Moukondo. Le sable a envahi une bonne partie des caniveaux et de la chaussée, donnant ainsi du travail aux jeunes, qui désensablent la route, moyennant quelque obole de cinquante ou cent francs auprès des cyclomotoristes et automobilistes.

Il n’y a pas de «Chemin d’avenir» sans restructuration de la S.n.e?

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La rumeur de restructuration de la S.n.e (Société nationale d’électricité), synonyme de perte d’emploi, a déferlé sur les directions et agences de cette société de production et de distribution d’électricité. Elle a provoqué la colère des agents et les syndicats qui ont fait des déclarations contre le ministre Bruno Jean Richard Itoua. Selon cette rumeur, il devrait y avoir des licenciements, même si le projet du ministre est la restructuration de l’entreprise. Au cours de la séance de questions orales au gouvernement, à l’assemblée nationale, samedi 12 novembre 2011, le ministre Itoua a encore, formellement, démenti cette rumeur sur le licenciement des agents. Tout comme lors de la réunion ministérielle du pôle des infrastructures de base. Le ministre Itoua avance comme arguments, pour justifier son projet de restructuration de la S.n.e, qui fait grincer des dents des syndicalistes, que «si la S.n.e nest pas réformée, il n’y aura pas d’industrialisation au Congo, ni de Chemin d’avenir».

Dans le district d’Epéna, les habitants vivent dans la hantise de la famine et des épidémies

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Il pleut, sans arrêt, depuis le mois d’octobre, dans le district d’Epéna (département de la Likouala). Plusieurs villages sont inondés par les eaux de la Likouala aux herbes et la Tanga, deux rivières qui sont sorties de leurs lits. Non seulement les habitants de ces villages ont les pieds dans l’eau, mais en plus, ils vivent dans la hantise de la famine, à cause de leurs plantations complètement immergées. Ce phénomène a précipité, par exemple, la récolte du manioc dans les champs inondés, les populations redoutant l’invasion de leurs villages. On craint, aussi, des épidémies. Les autorités politiques appellent à la rescousse le gouvernement et tous ceux qui peuvent, un tant soit peu, venir en aide aux populations sinistrées, en attendant le retour d’un ciel plus clément.

Innovation dans la délivrance des diplômes de l’enseignement du cycle secondaire

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Un vent de réformes souffle sur le Ministère de l’enseignement primaire et secondaire, chargé de l’alphabétisation. Il y a quelques semaines, la ministre Rosalie Kama Niamayoua annonçait la suppression des épreuves orales au baccalauréat, à compter de cette année scolaire. Une façon de mettre un terme à la corruption, qui régnait dans cette épreuve. Madame Kama vient d’annoncer une innovation dans la délivrance des diplômes: les élèves retireront, désormais, les diplômes dans leurs établissements respectifs et non plus à la D.e.c.s (Direction des examens et concours du secondaire), excepté les élèves de l’intérieur du pays. Le retrait est, en outre, gratuit. Une façon de décentraliser la délivrance des diplômes et d’éviter les délais qui étaient trop longs à la D.e.c.s.

A Kinsoundi, la population réclame la tête du commissaire de police

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Il y avait effervescence à Kinsoundi, un quartier de Makélékélé, le premier arrondissement de Brazzaville, vendredi 11 novembre 2011. Une foule, avec pierres et cailloux, s’était amassée devant le commissariat de police du quartier, pour réclamer la tête du commissaire de police de ce poste. La veille, un braquage a eu lieu dans une boutique tenue par un ressortissant ouest-africain. Les malfrats auraient emporté au moins un million de francs Cfa. Les agents de police, informés au moment où les malfrats opéraient, n’auraient pas daigné bouger de leur bureau. La population a considéré cette attitude comme une complicité tacite. Et comme ces derniers temps, les commerçants et les vendeurs sont victimes de tracasseries policières, la réaction de la population ne s’est pas fait attendre. Boutiques et échoppes étaient fermées. Une marche a été organisée en direction du commissariat de police, qui a reçu une pluie de pierres et de cailloux. Le commissaire de police s’y trouvait encore, tandis que ses subalternes avaient déjà déserté les lieux. Il a fallu l’intervention de la Bac (Brigade anticriminalité), du Comus (Commandement des unités spécialisées) et des éléments de la gendarmerie, qui ont usé de gaz lacrymogènes, pour disperser les manifestants et exfiltrer le commissaire. La population exige un nouveau commissaire de police.

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