Coup d'oeil en biais

Tabassé, blessé et laissé en tenue d’Adam pour avoir tenté de voler chez un officier de police à Mfilou

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Pris en flagrant délit de vol, au domicile d’un officier supérieur de police, au camp Shertel, dit «Maisons de Lissouba», à Mfilou, le septième arrondissement de Brazzaville, un jeune homme d’une trentaine d’années a été copieusement tabassé et blessé par une foule en furie, avant d’être abandonné en tenue d’Adam, dans la rue, puis récupéré, un peu plus tard, par les policiers du commissariat d’arrondissement. C’était dimanche 6 février, peu avant 4 heures du matin. Il faut dire que les habitants de ce quartier se plaignent, souvent, des actes de vol dont ils sont, régulièrement, victimes. D’où leur colère. Ayant surpris un voleur, le propriétaire du domicile, un colonel de la police, a pris son arme et a tiré quelques coups de feu en l’air. Les habitants du quartier ne se sont pas fait attendre. Certains sont, donc, sortis de leurs maisons. En prenant la fuite, le voleur a pris une direction qui l’a mis en face de quelques gaillards qui ont fini par le rattraper. On peut deviner la suite: il a été, d’abord, ligoté, puis, barres de fer, bâtons et autres objets sont tombés sur lui. Jusqu’à 6h du matin, le malheureux était encore là, s’offrant, inconsciemment, en spectacle, nu comme un ver de terre. Qu’elle est barbare, la justice populaire! Mais, peut-être, que cela va dissuader les jeunes à se livrer au vol.

Les étudiants congolais des universités de Tunisie désemparés

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Les événements politiques qui secouent la Tunisie ont des répercussions sur les activités au quotidien dans les principales villes de ce pays. De nombreux étudiants congolais ont été contraints, bien malgré eux, de fuir le pays, sans savoir quand ils pourraient repartir pour achever leur année d’études. Certains sont partis au Maroc, d’autres sont rentrés précipitamment à Brazzaville. Deux étudiantes, arrivées, dernièrement, ont expliqué le calvaire qu’elles ont vécu au plus fort moment de la crise tunisienne. L’insécurité était totale. L’aéroport se trouvant à 90 km de leur résidence, elles ont dû marcher pendant deux jours, pour l’atteindre, faute de taxi pour les y conduire. A l’aéroport, elles ont passé des nuits à la belle étoile, les vols étant momentanément interrompus. Les vols ayant été autorisés, les deux Congolaises ont transité par le Maroc, avant d’arriver à Brazzaville. Certains étudiants congolais, dépourvus d’argent, sont restés au Maroc et caressent le rêve de retourner en Tunisie, aussitôt la situation redevenue normale. Les étudiants congolais sollicitent le soutien de l’Etat, mais il semble que le gouvernement n’a pas encore pris une mesure allant dans ce sens, même si une mission mixte, composée des agents du Ministère des affaires étrangères et des responsables de l’A.p.e.e.c (Association des parents d’élèves et étudiants du Congo), devait se rendre sur place.

Augmentation des salaires: les réactions des fonctionnaires interdites de rediffusion dans les médias d’Etat

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L’augmentation des salaires, accordée aux fonctionnaires de l’Etat, est diversement commentée et provoque, parfois, des grincements de dents. Selon certains fonctionnaires, l’augmentation n’est pas à la hauteur de leurs attentes. Certains ont réagi au micro-trottoir réalisé par des journalistes de Radio et de Télé-Congo. Télé-Congo a diffusé leurs réactions, lundi 31 janvier,  dans le journal de 20h. Dans les milieux du C.n.r.t.v, on apprend que la cassette de ce reportage a été retirée et le reportage en question interdit de rediffusion. Par ailleurs,  on apprend que les journalistes ayant réalisé ces reportages ont fait l’objet de pression et même de menaces de sanctions. Ainsi va la démocratie dans les médias d’Etat.

A Makazou: une malade du troisième âge trouve la mort dans une brouette

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Très malade, une femme du troisième âge, vivant à Makazou, un quartier de Mfilou, le septième arrondissement de la capitale, devait être évacuée dans un centre hospitalier, lundi dernier. Mais, à cause de l’enclavement du quartier, inaccessible par véhicule, ses proches l’ont transportée dans une brouette, sur une certaine distance, avant d’espérer trouver un taxi. Ils ont longé le chemin de fer. Hélas, avant d’atteindre la route goudronnée la plus proche, la pauvre maman a rendu l’âme, au grand dam de ses accompagnateurs. On aurait pu éviter ce drame, si Makazou n’était pas enclavé. Or, ces cas sont courants, dans ce quartier, même si on n’en parle pas souvent.

Encore un braquage contre la station Total du C.h.u: 14 millions de francs Cfa emportés!

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Une fois de plus, la station d’essence Total, vers le C.h.u-B (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville), sur le  boulevard Lyautey, à Brazzaville, à côté du journal «La Semaine Africaine» a été victime de braquage. La scène s’est passée, lundi 31 janvier 2011, vers 11h, au moment où il pleuvait sur la capitale. Le gérant de la station partait verser la recette de la semaine. Il est monté à bord d’un taxi. Mais, arrivé dans les parages de la D.g.p.n (Direction générale de la police nationale), des bandits cagoulés et armés ont fait irruption et ont arrêté le taxi. Ils ont réussi à maîtriser et le chauffeur et le gérant, avant de ravir le sac d’argent. Somme emportée: 14 millions de francs Cfa. A quand le prochain braquage, ironisent certains? On dirait que c’est le même groupe qui braque les gérants successifs de cette station. Le gérant est toujours placé en garde à vue au commissariat central de la police.

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