Coup d'oeil en biais

La gratuité des documents établis par la police est une réalité au commissariat de police de quartier du marché Total à Bacongo

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La  suppression des droits et taxes perçus par les administrations, au Congo, décidée au cours de la réunion du conseil des ministres du 7 octobre dernier, a laissé circonspects certains citoyens quant à son application sur le terrain. Et pourtant, dans certaines administrations, on n’a pas trainé les pas. C’est le cas du commissariat de police de quartier du marché Total, à Bacongo, où  les convocations  sont, désormais, gratuites, alors que les usagers qui sollicitaient les services de ce commissariat payaient, auparavant, 3.600 francs Cfa. Pour rassurer les usagers, il est même indiqué la mention «Cette convocation est gratuite».  En tout cas, les usagers apprécient bien cette initiative. Signalons que le commissaire de police a mis en garde ses subalternes que le policier qui s’organisera à faire échec à la mesure gouvernementale sera puni conformément à la loi. Bravo à lui et que les autres suivent l’exemple.

Autre coup de filet des éco-gardes: un chasseur arrêté avec arme de guerre et des munitions

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Eh oui, les éco-gardes ne ferment pas l’œil. En effet, un chasseur  est tombé dans les mailles du filet de la police, dans le parc national d’Odzala-Kokoua, dans la Cuvette-Ouest, la semaine dernière.  Armé d’une Kalachnikov, il détenait, en outre, 211 balles, sans autorisation, alors que la loi interdit à tout civil de disposer d’une arme de guerre et des munitions. On s’interroge, à Ewo, où cet individu a-t-il eu cette arme et ces munitions? Le tribunal de grande instance d’Ewo a, là, du travail, puisqu’un ressortissant tchadien, arrêté en juin dernier, pour la même infraction, attend encore d’être jugé.

Economie forestière: les autorités font reculer le braconnage

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C’est un revers pour les braconniers, chaque fois qu’on arrête ceux qui croient que le Congo est devenu un pays sans loi. Depuis quelques années, les directions départementales de l’économie forestière et la gendarmerie nationale, soutenues par le P.a.l.f (Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage) mènent un travail de harcèlement contre les destructeurs de la faune, pour faire reculer le braconnage. De plus en plus, ces hors-la-loi sont interpellés. Le dernier cas est celui d’un homme de 30 ans, de nationalité congolaise, arrêté à Pointe-Noire, pour détention illégale et commercialisation illicite de trophée de tortue marine, une espèce intégralement protégée. Après son audition sur procès-verbal, il a été présenté aux autorités judiciaires de Pointe-Noire, pour la suite à donner.

Après la grève, le dialogue s’est instauré entre les chauffeurs de minibus et la police

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La ville-capitale a été secouée par une grève des transporteurs de minibus, lundi 31 octobre dernier. Ceux-ci dénonçaient les tracasseries et les violences corporelles, de la part des policiers, non pas ceux de la compagnie de circulation routière, mais des commissariats de police des arrondissements et des quartiers. En tout cas, ils n’ont pas accepté l’attitude de ces policiers qui envahissaient les arrêts de bus, pour les violenter, parfois gratuitement, se plaignent-ils, sous prétexte qu’ils ne respectaient pas les itinéraires fixés par la mairie. La grève des transporteurs a paralysé, en grande partie, la capitale. Cette fois, les autorités ont vite réagi et c’est le directeur général de la police, le général Jean-François Ndengué, lui-même, qui a initié le dialogue avec le syndicat des transporteurs, même si la grève avait un caractère sauvage. Au sortir de leur rencontre, le syndicat des transporteurs a indiqué que le général a été attentif à leurs doléances, se proposant de sanctionner les policiers coupables des actes déplorés par les chauffeurs et contrôleurs des minibus. Et ceux-ci ont refait les routes, le lendemain, mardi 1er novembre 2011.

Le phénomène d’enrichissement personnel alimente les conversations à Brazzaville

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A Brazzaville, on constate une course effrénée à l’enrichissement personnel, surtout chez ces hauts responsables et les hommes politiques, et cela alimente les conversations.  On voit des chantiers de maisons à un, deux étages, trois, voire plus montés en toute vitesse, de Makélékélé à Talangaï, en passant par Bacongo, Poto-Poto, Moungali et Ouenzé. Il n’est plus rare de se faire raconter des anecdotes sur les achats des parcelles payées cash, dans les quartiers populaires, même au centre-ville, où le patrimoine de l’Etat n’échapperait pas à  ce phénomène. Voyant cela, le touriste qui débarque à Brazzaville ne se tromperait pas de dire qu’il est bien dans un pays pétrolier. Mais, beaucoup de Brazzavillois pensent que même avec les grosses indemnités qu’ils perçoivent, les hautes personnalités ne devraient pas se permettre le luxe d’acheter cash des parcelles de terrain et y construire en toute hâte.

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